Habillage fond de site

Ciel tout bleu pour French bee

vendredi 12 avril 2019

Une équipe qui s’impose dans l’aérien. Patrick Malval, Jean-Paul Dubreuil, Marc Rochet et Muriel Assouline. Photo : Philippe Binet/LDT

Une équipe qui s’impose dans l’aérien. Patrick Malval, Jean-Paul Dubreuil, Marc Rochet et Muriel Assouline. (Photo : Philippe Binet/LDT)

Jeudi matin à Paris, Jean-Paul Dubreuil, président du groupe du même nom, a présenté à la presse les résultats 2018 et les perspectives 2019 du secteur aérien de son groupe, Air Caraïbes et French bee. Secteur qui a connu une forte croissance, selon lui, et qui va poursuivre son essor avec de nouveaux avions et une dynamique confortée pour la liaison Paris-Papeete.

Air Caraïbes se porte bien et continue de faire preuve de croissance malgré l’impact de l’augmentation du pétrole. Rien qu’en 2018, la compagnie a transporté plus d’un million six cent mille passagers avec un coefficient de remplissage en hausse de 84,2 %. Du coup, le renouvellement de la flotte avec notamment des Airbus A 350-900, puis A350-1000 (tri-classe avec 429 sièges) va significativement augmenter la capacité à animer le secteur Caraïbes et Guyane, avec les extensions sur Cuba et d’autres îles ainsi que le réseau interîles en ATR 72.

De son côté, French bee, que dirigent Marc Rochet et Muriel Assouline, poursuit sa montée en puissance sur La Réunion et sur Tahiti. En décembre 2018, French bee a grignoté 35 % de parts de marché sur la liaison Paris-Papeete (36 % pour ATN et 29 % pour Air France). En revanche, sur le tronçon San Francisco-Tahiti, ATN caracole en tête avec 52 %, United Airlines avec 20 %, Air France 12 % et French bee 16 %.

Pour Marc Rochet, l’ouverture du marché polynésien à la concurrence a entraîné une croissance sans précédent du trafic international (+10,4 % à Faa’a) et du nombre de touristes au fenua (+8,7 %). De même, la compagnie garde l’escale de San Francisco – plus accessible que celle de Los Angeles très saturée ou en travaux – qui lui paraît également intéressante pour le tronçon Orly-San Francisco à développer côté environnement touristique de cette ville.

 

Budget personnel

 

Par ailleurs, French bee poursuit ses négociations avec les autorités américaines pour que les bagages des passagers n’aient plus à être débarqués, puis rembarqués. Pour sa première année dans le Pacifique, French bee a réalisé un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros (4,7milliards de francs) (taux de remplissage de 79,8 %) et budgète 70 millions (8,3 milliards) (taux de remplissage de 80,9 %) pour 2019.

Le pari polynésien semble gagné, d’autant que la concurrence est obligée de s’adapter à cette nouvelle donne du “voyage à la carte” que propose French bee.

Marc Rochet souligne que les passagers apprécient vraiment de ne payer que les services qu’ils souhaitent avoir (on sait que l’on peut opter pour les repas ou non, payer pour les bagages en soute s’il y a lieu, etc.) et ce, d’autant qu’il s’agit majoritairement de passagers payant leur billet sur leur budget personnel. En contrepartie le passager vole sur des appareils neufs, au confort nettement amélioré pour réaliser le voyage de son rêve au fenua. C’est ce nouveau “mode de voyager” de la compagnie à “smart cost” que French bee veut promouvoir en utilisant surtout les moyens les plus modernes et notamment numériques pour construire le voyage.

Les tarifs plus abordables ont nettement favorisé le trafic affinitaire et provoqué, faute d’une offre hôtelière classique répondant à la nouvelle demande, un essor de la petite hôtellerie polynésienne. Un “marché colossal”, selon Jean-Paul Dubreuil.

 

De notre correspondant Philippe Binet

 

chiffre french bee jean-paul dubreuil marc rochet

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Participerez-vous d'une manière ou d'une autre au financement de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete