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Le cimetière de Vaitavere libéré

jeudi 9 février 2017

vaitavere

Durant un cours moment, la tension est montée, hier, entre le revendiquant et un muto’i. (© Florent Collet)


La tension est montée un bref instant, mais c’est finalement sans heurt que les occupants de la terre de Vaitavere, à Punaauia, ont libéré, hier, les lieux qu’ils occupaient depuis le mois d’août dernier.

La semaine dernière, le juge des référés avait donné raison à la commune de Punaauia en ordonnant l’expulsion de cette association familiale. Les squatteurs avaient trois jours pour quitter les lieux sous peine
de payer une astreinte de 100 000 F par jour de retard, jusqu’à une somme plafond de 10 millions de francs.
Malgré l’intention des occupants de faire appel, l’ordonnance du tribunal a été rendue exécutoire par provision, ce qui signifiait que l’expulsion pouvait avoir lieu. C’est ce qui a finalement eu lieu hier.

Six agents de la police municipale se sont rendus sur les lieux en compagnie de Marc Tatarata, le quatrième adjoint au maire chargé de la sécurité.
Évidemment, les revendiquants n’ont pas plié bagage si facilement. Au “Vous êtes sur le terrain de la commune, veuillez en sortir s’il vous plaît” des muto’i, les revendiquants ont tenté d’opposer des arguments juridiques.
“Il me semble qu’un juge des référés ne peut pas rendre une décision sur des problèmes de fond, il devrait se déclarer incompétent et renvoyer les parties devant la commission de conciliation obligatoire en matière foncière.

Ceci étant, l’ordonnance nous a été signifiée, nous avons envoyé un courrier mardi à un huissier pour dire que nous refusions de partir, mais que nous devions nous plier face à cette décision de justice et que nous demandions 15 jours”, explique ainsi Jean-Paul Tseng, qui se présente comme le conseiller de la famille de revendiquants.
Des arguments que ne veulent entendre les policiers municipaux. Le ton est monté, hier, entre le principal revendiquant et un policier municipal. Mais le dialogue a fini par reprendre et s’adoucir.

“Nous ne voulons pas avoir recours à la force, nous vous invitons à partir”, a répété l’adjoint au maire. “Il faut bien que nous enterrions nos morts.”
Alors que les revendiquants remballaient leurs affaires, Jean-Paul Tseng semblait attendre d’être forcé à monter dans le véhicule de la police.
L’opération s’est finalement déroulée en douceur et avec le sourire.
Pas sûr pour autant que la page soit définitivement tournée. La police municipale a pour instruction de surveiller étroitement les lieux. 

 

F.C.

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