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Cinq ans de prison pour le tane violent

mercredi 19 juillet 2017

tribunal correctionnel

En détention depuis janvier 2017, P.B. sera inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). (© archives LDT)

P.B., 24 ans, comparaissait hier pour agressions sexuelles répétées depuis 2014 sur sa petite amie, qui reste encore sous l’emprise psychologique de ce bourreau.

Trop fragile pour supporter un procès d’assises pour viol, la jeune femme, aujourd’hui majeure, a toutefois trouvé la force de se constituer partie civile, avec sa mère, devant le tribunal correctionnel qui ne peut juger que des faits qualifiés d’agressions sexuelles.

C’est pourtant bien de viols répétés, d’une violence physique et psychologique inouïe, dont il s’agit. À tel point que la présidente du tribunal a conduit les débats à huis clos.

La jeune fille  a subi non seulement des viols à au moins trois reprises, dont certains ont été filmés par le jeune homme, mais aussi des humiliations, des coups et des étranglements et deux avortements. Il aurait même été jusqu’à jeter la jeune femme à la mer, dans une  passe, la frappant lorsqu’elle tentait de remonter à bord.

Mais la jeune fille se pense amoureuse, et le couple explique ses déboires par une jalousie exacerbée qu’ils prennent pour une preuve d’amour.

Malgré les violences, elle poursuit une relation plus que toxique avec cet homme, qu’elle a rencontré quand elle n’avait que 14 ans, alors qu’elle a été élevée dans un foyer dont le père est absent, et que son frère aîné venait de quitter.

Ce n’est que récemment, après avoir atteint sa majorité, qu’elle s’est quelque peu libérée de cette emprise et qu’elle a accepté de porter plainte, aux côtés de sa maman. L’agresseur avait reconnu les faits.

En détention depuis janvier 2017, P.B, dont le dossier fait ressortir qu’il avait été impliqué dans plusieurs agressions classées sans suite, est reparti pour Nuutania.

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en lui infligeant la peine d’emprisonnement maximale prévue par le code pénal dans ce cadre : cinq ans de prison ferme, assortis d’un suivi sociojudiciaire de trois ans qu’il devra respecter sous peine de devoir purger trois ans de prison supplémentaires, d’une injonction de soins et de l’interdiction de voir la victime.

En outre, le tribunal l’a condamné à une amende de 1,3 million de francs pour préjudice moral.

Il sera également inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV).

 

C.P.

 

 

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