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Cinquante grandes sociétés pesaient 42,9 % du chiffre d’affaires total

lundi 8 janvier 2018

magasin alimentation

Le secteur du commerce de détail non spécialisé à dominante alimentaire représente un chiffre d’affaires global de 92,37 milliards de francs en 2015. La part des hypermarchés et les supermarchés dans le secteur s’est accrue en 2015 et représente 63,7 % du chiffre d’affaires réalisé. (© archives LDT)


L’observatoire des concentrations, entré en vigueur le 1er février 2016, permet à l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) de présenter une photographie de la concentration de l’économie polynésienne. Le rapport 2017, établi à partir des données 2015, constate les évolutions structurelles et conjoncturelles de plusieurs secteurs mais, faute de recul, ne permet pas encore de tirer de vraies conclusions. Entre 2014 et 2015, la part des 50 plus grandes entreprises est passée de 44,5 % à 42,9 % du chiffre d’affaires total réalisé en Polynésie française et la part des 100 plus importantes sociétés de 55,7 % à 53,7 %.

“L’analyse des évolutions ou au contraire de la stabilité des structures des secteurs économiques n’apporte pas, à ce jour, d’enseignement pertinent dans tous ces secteurs, quant aux mouvements de concentration ou au contraire de déconcentration de l’économie polynésienne compte tenu de l’absence de recul”, indique l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) en conclusion du rapport 2017 de l’observatoire des concentrations.

La concentration se mesure  par le nombre d’entreprises et la distribution de leurs tailles. “Elle permet de connaître la part de la production détenue par les entreprises présentes dans le secteur”, indique l’autorité administrative indépendante. “Les indicateurs utilisés permettent d’objectiver et de rendre compte de la concentration d’un secteur donné.”

Les parts de marché dans un secteur sont généralement analysées en termes de chiffres d’affaires (CA) réalisés, mais peuvent également être appréciées en valeur, en volume ou selon d’autres critères quantitatifs. L’Autorité polynésienne de la concurrence sera en mesure, à l’avenir, d’analyser progressivement l’évolution de la concentration avec plus de précision.

 

Forte concentration de l’activité

 

La Polynésie française comptait 24 589 entreprises actives à la fin de l’année 2015, ce nombre étant en hausse de 3,8 % sur un an, avec un solde d’environ +1 000 entreprises à la fin de l’année 2015. Ces entreprises avaient réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 810,6 milliards de francs en 2015 contre 791,2 milliards de francs l’année précédente (+2,4 %).

“Cette hausse de l’activité n’a pas profité uniformément à toutes les entreprises”, note l’Autorité de la concurrence. “Globalement, la part des entreprises déclarantes de plus de 500 millions de francs de chiffre d’affaires s’est inscrite en recul de 5,1 points à 67,3 % du total du CA réalisé en Polynésie française en 2015. Entre 2014 et 2015, (…), la part des 50 plus grandes entreprises du pays est passée de 44,5 % à 42,9 % du chiffre d’affaires total réalisé (…) et la part des cent plus importantes entreprises est passée de 55,7 % à 53,7 %.”

Toutefois, selon le rapport de l’observatoire, ces variations sont trop faibles pour traduire un changement réel de la concentration du chiffre d’affaires des entreprises enregistrées au fenua.

Pour autant, il estime déjà possible de mesurer la concentration de l’économie et la mobilité globale des entreprises. Les 0,3 % plus grandes entreprises représentaient environ 49 % du chiffre d’affaires en 2015 contre 51 % en 2014.

Dans l’ensemble, les sociétés déclarantes de plus de 500 millions de francs de chiffre d’affaires en 2014, qui représentaient 1,1 % des entreprises en activité, pesaient 72,8 % du chiffre d’affaires total déclaré dans le pays. En 2015, les entreprises déclarantes de plus de 500 millions de francs de chiffre d’affaires (1 % des entreprises en activité fin 2015) représentaient 67,3 % de l’activité globale déclarée.

“Ces chiffres confirment l’existence d’une forte concentration de l’activité en Polynésie française conformément à ce que les études concernant les petites économies laissaient présager”, écrit l’APC, qui estime toutefois que l’existence d’une dynamique concurrentielle soutenue “aurait pour effet d’amoindrir le pouvoir de marché détenu par ces entreprises concentrant l’activité”.

 

Damien Grivois

 

Beaucoup de situations de monopole

jeux de hasard loto

Les activités de jeux et de hasard sont un monopole de droit en Polynésie française. (© archives LDT)

Selon l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC), le constat d’une forte concentration de l’activité et d’une faible mobilité s’explique par le nombre de secteurs économiques en situation de monopole (existence d’un opérateur unique) ou de quasi-monopole (un opérateur détient plus de 90 % de part de marché du secteur).

La situation de monopole peut être de droit ou de fait. Au titre des monopoles de droit, l’APC cite le service universel de la poste ou encore les activités de jeux et de hasard.

Au titre des monopoles de fait, les activités de transport d’électricité, de fabrication de gaz industriels, de fabrication de bière ou de fabrication d’enrobés.

Les entreprises en situation d’opérateur quasi unique sont présentes, par exemple, dans le transport aérien interinsulaire et la gestion des infrastructures portuaires et aéroportuaires.

Selon l’estimation réalisée par l’APC, ces secteurs à opérateur unique ou quasi unique représentent un chiffre d’affaires cumulé compris entre 110 et 120 milliards de francs, soit près de 15 % de la production de biens et service en Polynésie.

L’APC souligne que sur plusieurs de ces secteurs, “l’existence de contraintes liées au coût d’investissement, aux barrières quantitatives ou tarifaires ou l’étroitesse du marché réduit les possibilités de contestation de ces situations”.

 

observatoire concentration

Le produit net bancaire (PNB) cumulé des trois banques (hors Banque postale) a baissé entre 2011 et 2016, passant de 26,5 à 21 milliards de francs. Sur la période, la hiérarchie a évolué. En 2013, Banque de Tahiti devient la deuxième banque du territoire quant au PNB. “La forte concentration, la faible intensité concurrentielle et les rigidités des parts de marché peuvent être constatées dans ce secteur”, note l’Autorité de la concurrence (APC), qui rappelle toutefois que ce secteur fait l’objet d’une réglementation et d’un encadrement tarifaire. L’intervention des pouvoirs publics a pour conséquence un rapprochement des tarifs sur les prestations les plus courantes, susceptible d’amoindrir l’intensité concurrentielle sur les prix, selon l’APC. Ce qui tend à limiter l’intérêt de changer d’établissement bancaire. (© APC)

 

observatoire concentration

 

 

 

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