Habillage fond de site

Le citron vert de Tahiti de retour “début décembre”

lundi 6 novembre 2017

CITRON

Les citrons verts de Tahiti, qu’ils proviennent de la Société ou des Marquises, devraient être de retour sur les étals début décembre, selon la chambre d’agriculture et de pêche lagonaire. (© archives LDT)

Le citron vert de Tahiti, ou lime, se fait rare sur les étals des marchands et des magasins d’alimentation. Toujours embêtant puisqu’il est utilisé dans la préparation du poisson cru et de la citronnade.

“Ça n’est plus la saison depuis plusieurs semaines”, a expliqué à La Dépêche, Toehau Laine, de la chambre d’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL). “Il faudra attendre début décembre. La saisonnalité de la production est identique aux Marquises.”

En attendant, sauf à payer parfois cher pour obtenir ces petits citrons, il est conseillé de se rabattre sur les “gros citrons”.

Les arbres qui les produisent donnent toute l’année. Ils sont présents dans tous les archipels mais leur production est moins importante, selon la chambre.

Reste que les agrumes polynésiens (oranges, citrons, pamplemousses…) sont sensibles aux maladies et aux ravageurs (mouches des fruits, acariens, pucerons, cochenilles, etc.).

Les principales maladies rencontrées en Polynésie sont, pour les maladies à virus, la Tristeza et, pour les maladies fongiques, le Phytophthora, le pourridié, le scab, la fumagine et la tache graisseuse.

Les agrumes du fenua sont victimes depuis longtemps de la pourriture brune à Phytophtora, dont une nouvelle souche est apparue  depuis 2013-2014.

 

Couleur brune

 

“Les symptômes de pourriture sont observés sur le tronc et parfois les fruits. Les racines peuvent aussi être touchées par le pourrissement, mais cela est difficile à observer. Il est dû à un champignon transmis par l’eau, soit par contact avec l’écorce, soit par les gouttes d’eau qui, durant les pluies violentes, rebondissent du sol vers les fruits et le tronc”, explique une fiche de la direction de l’agriculture.

Les fruits atteints prennent une couleur brune, tombent de l’arbre et exhalent une odeur rancie caractéristique.

L’écorce de l’arbre se fend et laisse apparaître des lésions brunes, de la sève suinte, le feuillage jaunit et se dessèche petit à petit. Généralement, l’arbre dépérit durant de longues années avant de mourir.

En mars 2015, des agrumiculteurs avaient accusé le champignon introduit pour lutter contre le miconia d’être à l’origine d’une “épidémie fongique” qui décimait leurs agrumes, avec des taux de mortalité allant parfois jusqu’à 40 %.

Des analyses avaient alors été commandées à un laboratoire anglais par la fédération d’agriculteurs Rima Hotu Rau.

Selon la délégation à la recherche qui avait étudié les résultats de ces analyses, l’une des souches de Colletotrichum identifiée par l’analyse moléculaire correspondait à 99,6 % à la souche Colletotrichum queenslandicum, venant d’Australie et trouvée notamment sur les papayers, les avocatiers et les caféiers depuis les années 1980.

L’autre correspondait effectivement à un Colletotrichum gloeosporioides, comme la souche antimiconia, mais les scientifiques ont estimé que la souche antimiconia n’était pas l’agent infectieux causant la maladie des agrumes “en raison d’une multiplicité de souches et d’une séparation génétique très difficile”.

 

Damien Grivois

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete