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Clap de fin pour le docufiction sur la vie du martyr chinois Chim Soo Kung

mardi 14 février 2017

chim soo kung tournage

Chim Soo Kung reçoit son paquetage des mains du surveillant, dont le matricule est le 471. (© John Hiongue/LDT)


Le tournage du docu-fiction retraçant la vie du martyr chinois Chim Soo Kung s’est achevé le week-end dernier, dans la vallée de la Fautaua. Place à présent au montage et au mixage, après avoir trouvé la voix off qui servira de fil conducteur. Le film sera diffusé durant le second semestre, sur les antennes de Polynésie 1ère, et ensuite sur tout le réseau outre-mer de France Ô.

Les dernières séquences du docufiction retraçant la vie du martyr chinois Chim Soo Kung ont été tournées le week-end dernier dans la vallée de la Fautaua.
Ce film, qui sera diffusé sur Polynésie 1ère dans quelques mois, a été imaginé par Benoît Tarahu, son producteur, et Sandro Ly, son réalisateur.
Les premières images ont été tournées en janvier dernier lors des festivités liées au 150e anniversaire de l’arrivée massive des coolies à Atimaono, destinés à la plantation de canne à sucre et de coton.
Ce film a été rendu possible avec la contribution du Soutien à la création audiovisuelle et numérique (Scan), du ministère du Tourisme, de l’association Si ni tong et de quelques généreux mécènes. Son budget est d’environ 20 millions de francs. Il n’a pas encore été bouclé à ce jour.

“Samedi dernier, nous avons tourné cinq scènes, deux grosses et trois petites, et le lendemain, quatre autres. Le directeur d’antenne de  Polynésie 1ère, Jean-Philippe Lemée, est venu voir les conditions du tournage et discuter avec nous”, raconte le réalisateur, Sandro Ly.
Ce docufiction a été réalisé d’après un ouvrage de Roland Sam, de Si ni tong, qu’il publiera dans quelques semaines. Il était présent sur le tournage samedi dernier pour apporter quelques éclairages.

“Roland Sam apporte ses connaissances sur l’histoire, mais pour la partie documentaire, c’est autre chose. Je ne sais pas encore qui fera la voix off.
On cherche une voix claire parce que le film sera diffusé sur le réseau de France Télévisions et probablement aussi dans des pays étrangers francophones  .
En tournant ce film, on se rend compte que les identités polynésienne et chinoise se perdent au fil des générations, que ce soit au niveau de la langue ou du physique par le métissage des gens.
On a eu du mal à trouver des vrais Chinois pour jouer dans le film, la nouvelle génération compte beaucoup de demis”, explique Sandro Ly.

 

Innocent mais guillotiné

 

L’une des scènes le plus spectaculaire tournée le week-end dernier est celle de l’exécution de Chim Soo Kung. Il a été guillotiné le 21 mars 1869 suite à une bagarre mortelle autour de jeux d’argent truqués.
Il était sans doute innocent mais l’administration coloniale de l’époque a souhaité en faire un exemple pour les coolies chinois afin que de tels faits ne se reproduisent plus à la plantation.

À Atimaono, les Chinois travaillaient durs :  12 heures par jour, 26 jours par mois, pour un salaire de misère de 20 F mensuel.
“Quand Chim Soo Kung a été exécuté, les coolies ont crié à la malédiction à haute voix. Peu après, c’était la faillite de la plantation de canne à sucre et le propriétaire Stewart est mort peu après. D’après les anciens, il aurait utilisé les pierres d’un marae pour construire sa maison et le premier pont de la rivière Taharuu”, conclut Sandro Ly.

Ce docufiction pourrait être présenté au prochain Festival international du film documentaire océanien à la Maison de la culture.
Plus tard, il pourrait être doublé en langue anglaise afin de toucher le marché anglophone, voire sous-titré en mandarin pour le public chinois. Des options auxquelles la société de production MTH doit réfléchir dans les semaines à venir.
Le montage et le mixage se feront dans un studio de Polynésie 1ère à Pamatai dans les semaines à venir. Il faudra compter au moins un mois de travail de  post-production.
Encore un peu de patience donc pour les téléspectateurs de Polynésie 1ère qui ont hâte de découvrir ce documentaire.

 

De notre correspondant J.H.

 

 

L’origine du ma’a tinito

Samedi dernier, à midi, l’équipe de tournage a filmé des images d’un ma’a tinito préparé à Faa’a, que tout le monde a goûté avant qu’il ne soit acheminé sur le lieu du tournage. “C’est à Atimaono qu’est né le ma’a tinito. C’est un plat typiquement local. Au début, c’était le ma’a tanuto, c’est-à-dire le repas des planteurs de canne à sucre. Après, c’est devenu tinito par une mauvaise prononciation du mot tanuto. Aujourd’hui, c’est un plat qu’on trouve facilement sur la carte des restaurants chinois. Un jour, le cuisinier des coolies, n’ayant plus rien dans sa cuisine pour préparer le repas de midi, a composé un plat avec des ingrédients devant lui : un restant de porc, un peu de macaroni et des haricots. Tous ont aimé, même les Tahitiens lui ont demandé d’en refaire. La recette n’a pas changé mais certains cuisiniers rajoutent des vermicelles chinois et des légumes”, explique Sandro Ly.

Orianne Obrize
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