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Claques, cheveux coupés et nuit dehors : l’enseignante humilie sa nièce

vendredi 1 juin 2018

FC 1 enseignante violente

Jeudi matin, une affaire était audiencée devant un juge unique, mais elle aurait pu l’être en formation collégiale avec des peines encourues plus lourdes, selon l’avocat de l’administratrice ad hoc chargé de défendre la jeune victime du dossier. Cette dernière a été placée par les affaires sociales chez sa tante, Brenda Shan, pour éviter qu’elle vive au milieu des violences de ses parents et notamment son père alcoolique. Une tante présentée comme exemplaire, son avocat le démontrant avec des témoignages en faveur de cette enseignante spécialisée pour élèves en difficulté de la maternelle jusqu’au primaire. Mais le 22 mai 2017, celle qui est censée fait preuve de pédagogie a littéralement pété les plombs. « Je ne sais pas comment j’ai pu en arriver là. Ce n’est pas moi, ce n’est pas dans mes habitudes. Je reconnais que c’était des gestes inhumains. »

Tout part d’une enceinte portative disparue ou volée. La tante finit par apprendre qu’il s’agit de sa nièce de 13 ans qui s’en est emparée, malgré ses dénégations et les accusations qu’elle porte sur une autre personne. Pour faire avouer à sa nièce, l’interrogatoire est particulièrement musclé : coups de poings aux bras et à la tête tirage de cheveux. Le conjoint vient aussi aider, donne des coups et pousse la jeune fille à terre et l’étrangle.

La jeune fille fini par avouer que l’appareil se trouve chez une copine. Aussitôt, la tante l’amène sur place, récupère l’enceinte et demande à sa nièce de se mettre à genoux pour demander pardon. De retour dans la voiture, la jeune fille aurait été tapée avec l’appareil. Les deux se rendent ensuite chez l’homme que la jeune adolescente avait désigné comme le voleur potentiel. Cette fois-ci, en plus de lui dire de se mettre à genoux sur le gravier, la tante demande d’embrasser le pied de celui à qui elle doit demander pardon.

La jeune fille explique : « J’étais à genoux, j’ai eu mal, je me suis rabaissée et Tatie m’a donné un coup de pied dans le dos en me disant : « tiens toi droite, les voleuses ont la tête haute ». Sur le chemin du retour, la tante demande à sa nièce de tenir les bras en l’air et, quand la jeune fille, de douleur, les rabaisse, elle essuie de nouveaux des coups.

A la maison, la punition n’est pas terminée. La tante lui impose à nouveau la position à genoux dans les graviers, puis l’oncle l’envoie faire ses devoirs sur la terrasse, mais toujours à genoux. La tante passe parfois à côté et lui tire les cheveux. L’oncle lui dit d’aller se servir à manger mais, quand elle arrive devant le frigidaire, elle explique que son oncle lui a saisi le visage et l’a cogné dessus. Ce que l’oncle dément.

La jeune fille mange finalement dehors et manque de vomir quand sa tante lui assène un coup de pied dans le ventre. « Elle m’a dit que si je vomissais, j’allais manger mon vomi. » Enfin, expliquant qu’avant, la main des voleurs était coupée, la tante se demande quelle punition pourrait lui être infligée. C’est aux cheveux que l’enseignante veut s’attaquer et elle force sa nièce à les couper toujours plus court. « A l’instant où elle a coupé, j’ai regretté », reconnait l’enseignante. « Pour toutes ces mesures que je lui ai infligées, j’ai pas d’explication logique. J’étais hors de moi. »

Privée du droit de pouvoir se laver, la jeune fille doit aussi dormir sur la terrasse avec le chien. Au petit matin, la jeune fille est réveillée pour faire ses devoirs sous les insultes de sa tante. Elle est privée de petit déjeuner ; un garçon de la famille lui jette des biscuits à la demande de sa mère. La tante décide finalement d’envoyer sa nièce à l’école sans qu’elle puisse se laver. « Casse-toi à l’école comme ça, tu pues. »

Hier, l’avocat de deux prévenus, l’enseignante et son conjoint, a souligné que la victime, « menteuse pathologique », avait poussé ses parents adoptifs à bout alors que la tante avait donné six heures quotidiennement pour faire passer sa moyenne à l’école de 6/20 à 15/20. La victime était absente à l’audience.

« J’aurais aimé lui dire pardon et qu’elle ne perde pas de vue qu’elle a un avenir dans la vie », a expliqué Brenda Shaun. Cette dernière a été condamnée à deux mois de prison avec sursis et son conjoint à un mois.

F.C.

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