Climat : les îles du Pacifique réclament « une révolution internationale »

    samedi 2 mai 2015

    Les États et territoires insulaires d’Océanie ont exhorté vendredi la communauté internationale « à une révolution » lors de la conférence sur le climat à Paris fin 2015, réclamant que « leurs inquiétudes et leurs souffrances » soient entendues.
    « Nous voulons que la Conférence des Nations-unies à Paris (Cop 21)  proclame une révolution internationale dans la manière dont le monde fait face au changement climatique « , ont affirmé dans une déclaration commune, dite  » Déclaration de Lifou « , quinze pays et territoires du Pacifique Sud.
    « Nous voulons que nos inquiétudes, nos souffrances, nos espoirs et nos propositions concrètes soient entendus par les négociateurs », ont-ils également indiqué à l’issue du sommet Oceania 21, qui s’est tenu cette semaine à Nouméa.

    Les îles du Pacifiques ne sont responsables que de 0,03% des émissions de carbone mondiales, mais en raison de leur contexte géographique et topologique, elles sont frappées de plein fouet par les conséquences du réchauffement global.

    « Nous sommes les victimes vivantes des effets négatifs du changement climatique. Parce que nous sommes petits, nous devons parler d’une seule et unique voix », a déclaré Fonotoe Pierre Lauofo, vice-Premier ministre de Samoa.

     Dans cette déclaration qui constitue la contribution de la région à la Cop 21, les dirigeants océaniens demandent un engagement « sincère, ambitieux, de long-terme et contraignant » sur un objectif de réchauffement limité « à moins de 2 degrés, voire 1,5 ».
    Ils demandent aussi que la conférence de Paris leur permette un meilleurs accès aux fonds internationaux et la mise à disposition de crédits supplémentaires « pour soutenir les actions mises en place pour faire face au changement du climat ».
    En contrepartie, les pays océaniens s’engagent à développer « des systèmes d’observation pour améliorer la surveillance et la gestion » de ces impacts et à élaborer « une plate-forme commune sur les connaissances traditionnelles », en lien avec la résilience aux aléas climatiques.
    Cette déclaration intervient alors que la région vient d’être frappée par deux puissants cyclones. Le 13 mars, Pam, phénomène de catégorie 5, a dévasté le Vanuatu, puis le 1er avril, le super-typhon Maysak s’est abattu sur les États Fédérés de Micronésie.
     « On s’attend à ce qu’il y ait de plus en plus de cyclones de catégorie 5 dans la région », a indiqué David Sheppard, directeur général du PROE (programme régional océanien pour l’environnement).

    AFP

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