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Clinique Cardella – Entretien avec Diego Lao, propriétaire api

mardi 9 juillet 2019

De gauche à droite : Jérôme Lefebvre, directeur général délégué et Diego Lao, PDG de la clinique Cardella. Photo : Cardella

De gauche à droite : Jérôme Lefebvre, directeur général délégué et Diego Lao, PDG de la clinique Cardella. (Photo : Cardella)


Le patron de la clinique ambulatoire de Mamao a annoncé la semaine passée qu’il avait racheté la clinique Cardella. Diego Lao explique à La Dépêche les raisons de ce rachat et assure que les deux structures continueront de fonctionner indépendamment, même si la mutualisation de certains moyens est envisagée. Par ailleurs, Cardella ambitionne toujours de déménager à Punaauia.

Le rachat de la clinique Cardella n’a pas donné lieu à dépôt de dossier auprès de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC), bien que son chiffre d’affaires dépasse les 2 milliards de francs annuels. Cela suppose-t-il que celui de Mamao est inférieur à 500 millions de francs ?

Oui, tout-à-fait. Nous avons respecté l’article LP310-2 du Code polynésien de la concurrence. Le chiffre d’affaires de la Clinique Mamao est inférieur à 500 millions de francs. Par conséquent, il n’a pas été nécessaire de déposer un dossier auprès de l’Autorité polynésienne de la concurrence.

 

N’est-ce pas un peu le Petit Poucet qui rachète “l’ogre” ?

Dans les faits, la Clinique Cardella n’a pas été rachetée par la Clinique Mamao, mais par Diego Lao en tant que personne physique. Après plusieurs pourparlers en vue d’une fusion de nos structures, nous nous sommes finalement orientés vers une cession à mon profit, plus adaptée pour les échéances à venir. En effet, je préfère un actionnariat resserré voire unique car on perd en efficacité et en réactivité quand il y beaucoup d’actionnaires et que leurs intérêts sont divergents.

 

Quels changements en pratique pour les deux structures ? Au niveau directionnel, opérationnel ? Des synergies ?

Pour l’instant, les deux structures continueront de fonctionner indépendamment. Mamao, spécialisée dans l’ambulatoire (hospitalisation de jour), et Cardella en tant que clinique MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique). Cardella et Mamao s’entraident depuis un bon nombre d’années. Mais là, une synergie accrue sera développée entre les deux établissements afin d’améliorer la performance, partager le savoir-faire, et mutualiser les moyens quand cela est nécessaire ou possible.

 

La clinique Cardella ambitionne depuis des années de déménager à Punaauia, mais ce dossier traîne en longueur. Ou en est-on ? L’objectif reste-t-il inchangé ?

Je dois rencontrer le ministre de la Santé, le directeur de la Caisse de prévoyance sociale et d’autres partenaires afin de faire le point sur ce dossier.

Nous verrons ce qui peut être fait, mais il est certain que l’avenir de Cardella ne peut s’envisager que dans un bâtiment neuf. Entre temps, des travaux et des investissements importants sont prévus sur le site actuel de Cardella afin d’accueillir les patients dans de meilleures conditions de confort et de sécurité.

 

La clinique Cardella a attaqué la maison médicale de garde de Taaone. Y a-t-il toujours désaccord avec le Pays concernant cette structure ?

Ce dossier sera également évoqué avec le ministre de la Santé. Je dois avouer qu’à Mamao, nous n’avons jamais intenté d’actions judiciaires contre les autorités de tutelle (ministère de la Santé, Caisse de prévoyance sociale,…).

Notre méthode consiste à privilégier autant que possible le dialogue et la voie amiable.

 

Que pensez-vous, de manière générale, de l’offre de soins hospitaliers en Polynésie française ? Est-elle selon vous adaptée, insuffisante ? Quelles évolutions appelez-vous de vos voeux ?

C’est une vaste question à laquelle il est difficile de répondre en quelques phrases. Ce que je peux affirmer, c’est que le niveau des plateaux techniques et du personnel soignant sur Tahiti est globalement très bon, et qu’à ce titre, on n’a rien à envier à une petite ville de province d’une population équivalente. Bien évidemment, les dispositifs peuvent être améliorés mais nous sommes tributaires des moyens disponibles. En effet, la Protection sociale généralisée (PSG) doit être préservée car elle est le bien de tous les Polynésiens, et constitue un des piliers de notre pacte social.

 

Propos recueillis par Damien Grivois

 

 

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