Habillage fond de site

Bannière sur-titre PI

Le comité d’indemnisation devra “reprendre les dossiers refusés”

jeudi 6 juillet 2017

nucléaire

La ministre Annick Girardin était interpellée, lors
des premières questions
au gouvernement de la nouvelle Assemblée, par la députée de Polynésie Maina Sage, qui a réclamé “des actes clairs de réparation”. (© Photo : DR)


La ministre des Outre-mer a assuré hier à l’Assemblée nationale que le gouvernement était “aux côtés” des victimes des essais nucléaires polynésiens, et que le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen) “devra reprendre l’ensemble des dossiers d’indemnisation refusés”.

La ministre Annick Girardin était interpellée, lors des premières questions au gouvernement de la nouvelle Assemblée, par la députée de Polynésie Maina Sage, qui a réclamé “des actes clairs de réparation”.

“Je vous demande de vous engager pour que cette année nous puissions avancer, d’abord sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, l’indemnisation de notre hôpital, de notre caisse de sécurité sociale, de la surveillance des sites qui ont servi aux essais”, a-t-elle réclamé.
De 1966 à 1996, les atolls de Moruroa et Fangataufa ont été le théâtre de 193 essais nucléaires.

Annick Girardin a reconnu que l’État avait “tardé à reconnaître les conséquences des essais nucléaires et les indemnités pour les victimes”.
Mais avec l’accord du 17 mars 2017, signé par François Hollande, “l’État a reconnu la contribution de la Polynésie française à la constitution de sa force de dissuasion nucléaire” et “a reconnu aussi que les expérimentations nucléaires ont eu un impact économique, sanitaire, environnemental”, a-t-elle rappelé.
“La mise en œuvre de la loi Morin (sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires) en 2010 n’était pas satisfaisante”, a admis la ministre, car “seulement une cinquantaine de dossiers d’indemnisation de victimes, dont treize seulement originaires de Polynésie, ont été enregistrés”.

Quantité de dossiers étaient en effet rejetés, notamment au motif que le risque attribuable aux essais nucléaires dans la survenue de maladies était “négligeable”, une notion qui a été supprimée par la loi Égalité réelle outre-mer (Érom), votée en février.
“Le Conseil d’État a confirmé que ces nouvelles dispositions étaient d’application immédiate”, a insisté la ministre.

“Sachez que ce gouvernement est mobilisé. Nous passons aujourd’hui à l’acte. Le Premier ministre a souhaité que le comité de suivi de la loi, présidé par Agnès Buzyn, ministre de la Santé, se réunisse immédiatement (…). Et le Civen devra reprendre l’ensemble des dossiers qui ont été refusés”, a assuré la ministre.
Interpellée également par le député de La Réunion Thierry Robert (MoDem) sur les prochaines assises des outre-mer, promesses de campagne d’Emmanuel Macron, Annick Girardin a indiqué qu’elle présenterait cette démarche aujourd’hui à l’ensemble des parlementaires. Ces assises “devront permettre de réaffirmer que l’État accompagnera l’ensemble de ces territoires pour relever leurs défis communs mais aussi leurs défis spécifiques”, a-t-elle dit.

 

AFP

73
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Les extractions doivent-elles se poursuivre dans la vallée de la Papeno'o ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete