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La Compagnie ChanPaGne revisite le conte Cendrillon

mercredi 30 novembre 2016

cendrillon

Les familles recomposées, ce n’est pas de tout repos : la belle-mère et les demi-sœurs de “Sandy” sont savoureuses, et cette Cendrillon moderne est tout sauf une cruche. (© Caroline Perdrix)

 

On le sait, à la Compagnie ChanPaGne, on ne fait pas dans la tragédie, et on ne s’ennuie jamais. C’est encore une fois le cas pour Cendrillon, le spectacle, que Catherine Chanson et ses complices ont concocté pour cette fin d’année. Le conte un peu gnangnan est vigoureusement dépoussiéré dans un spectacle très bien écrit, drôle et rythmé.

Sandy (Moea Malherbe) vit avec ses deux demi-sœurs, plus bêtes que réellement méchantes, sous la poigne de fer de sa belle-mère. Et elle est loin d’être aussi niaise qu’il n’y paraît : elle tombe amoureuse du prince, mais s’en méfie un peu : “C’est une jeune fille adorable, toute gentille, mais elle ne s’en laisse pas conter, elle sait très bien qu’on n’a pas à être cruche dans la vie”, dit Catherine Chanson.

Un nouveau personnage fait son apparition dans ce classique : l’ami imaginaire de Sandy, Gusgus (Nicolas Arnoud), que seuls les cœurs purs peuvent voir, et qui n’a pas la langue dans sa poche : “Un peu Jiminy Cricket, un peu la conscience de tout le monde, explique Catherine Chanson. Il permet de faire le lien entre les scènes, et puis de voir un peu ce que Cendrillon a dans la tête. Tous les enfants ont un personnage imaginaire. Ils aiment parler à leurs peluches, leurs poupées, leurs petits soldats…”

Le prince charmant (Marurai Robson), quant à lui, cherche mollement un sens à sa vie, entre balades à cheval et bals masqués, tandis que son père lui cherche une épouse.
La belle-mère de Sandy, campée par Martine Guichard qui est également la fine dialoguiste de la pièce, est malfaisante et arriviste à souhait.

Et surtout, ses filles Javotte et Anastasie (Kinny Panades et Catherine Chanson) sont les laiderons les plus drôles de cette année théâtrale. Leur duo chanté et dansé en l’honneur du prince sur Chaud cacao d’Annie Cordy est un morceau de bravoure.

Enfin, comme dans tout conte de fées qui se respecte, il y a la fée : Kinny Panades interprète une “fée du bonheur” truculente à l’accent du Midi, maniant le sabre laser à la place d’une baguette magique.

C’est donc un spectacle à différents niveaux de lecture, mais un seul niveau de rire et d’énergie : à fond !

Les enfants dès 4-5 ans apprécieront la jolie histoire de la belle et gentille jeune fille qui triomphe de l’adversité et les inénarrables intermèdes dansés ; les parents aimeront le dynamitage du conte et de ses clichés, la mise en scène tonique et les dialogues ciselés.

À quelques jours de Noël, offrez-vous une sortie en famille, vous ne le regretterez pas.

C.P.

 

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