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Les “complémentaires retraite”, remède à la réforme ?

vendredi 2 août 2019

La réforme menaçant le niveau des futures pensions de retraite, certains anticipent. Photo : archives LDT

La réforme menaçant le niveau des futures pensions de retraite, certains anticipent. Photo : archives LDT

Travailler de plus en plus longtemps, en raison de l’allongement de la durée de vie, pour gagner moins que nos grands-parents. Le 30 juillet dernier, A Ti’a i Mua poussait un coup de gueule concernant les conséquences financières de la réforme des retraites (âge légal de 62 ans et 38 années de cotisations à l’horizon 2023), entrée en vigueur le 1er juillet au fenua.

Le syndicat juge “inacceptable” la baisse du montant des pensions qui se dessine, selon lui. Cette réforme et ses effets incitent-t-elle les gens à se tourner vers des “complémentaires retraite” proposées par des sociétés privées ?

“C’est un vrai sujet d’actualité”, confie-t-on à AG2R La Mondiale. “Les jeunes le savent, ils n’auront pas la retraite de leurs parents et ils sont aussi beaucoup mieux informés qu’eux, mais plus anxieux”, indique le responsable, quinze ans de métier.

Habitué à gérer du particulier, le conseil en assurances dit être fortement sollicité depuis quelques semaines, par des demandes d’informations diverses via téléphone ou rendez-vous. Pour le moment, pas véritablement de dossier constitué, d’autant plus que cela prend du temps, reconnait-il, ajoutant “que la vie est chère” et que, par conséquent, “tout le monde ne peut pas se le permettre”. “Je réponds toujours que la première forme de complément de retraite, c’est la propriété (posséder son logement, NDLR). Mais selon leurs disponibilités financières, on regarde ensemble pour une retraite complémentaire”. En effet, avoir son toit payé à la retraite est un net avantage par rapport à ceux qui devront payer un loyer ou un foyer.

Chez Axa, côté particuliers, “il ne semble pas y avoir eu de véritable prise de conscience des conséquences de la réforme des retraites”, dit-on.

Quant aux entreprises, elles ont des mutuelles diverses pour leurs salariés depuis plusieurs années et “il n’y a pas eu de poussée significative en termes de contrats, ni ces derniers mois, ni ces dernières années” de ce côté. Néanmoins, les centrales syndicales semblent suivre le chemin des citoyens”, selon un courtier de la société Gras Savoye, joint par téléphone hier matin. “Nous ne faisons que de l’entreprise et des collectivités. En entreprise, ce sont les partenaires sociaux qui en parlent et décident. Et effectivement, on sent depuis quelque temps un intérêt plus important de leur part, pour tous les sujets comme la complémentaire maladie, la retraite et la prévoyance collective”, constate-t-on chez Gras Savoye. “On sent aujourd’hui un véritable intérêt qui pourrait déboucher rapidement sur des souscriptions”, sur toutes les formes de complémentarité pour le salarié et son futur, ajoute le courtier évoquant les tendances des partenaires sociaux.
“Gouverner, c’est prévoir”, avait dit le journaliste Émile de Girardin, inventeur de la presse moderne, il y a deux siècles. Partir à la retraite aussi.

 

Christophe Cozette

 

 

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