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“Ce concours m’a poussée à donner le meilleur de moi-même”

jeudi 3 août 2017

 

Hauhani Taputu incarne la lance, raufau tumu, avec justesse  et sincérité.  (© Photo : Anne-Charlotte Bouleau)

Hauhani Taputu incarne la lance, raufau tumu, avec justesse
et sincérité. (© Photo : Anne-Charlotte Bouleau


Lors de la soirée d’ouverture du Heiva i Tahiti, To’ata découvrait Hauhani Taputu, meilleure danseuse de la troupe Teva i tai. Le 19 juillet, la jeune femme de 20 ans apprenait qu’elle avait remporté le titre suprême. Après Hinavai Raveino en 2015 et Tuiana Brodien en 2016, la Presqu’île a une nouvelle fois brillé dans cette catégorie.

Hauhani Taputu réside à Taravao, où elle a grandi et suivi sa scolarité, jusqu’au bac.
À la rentrée, elle entrera en deuxième année de BTS management des unités commerciales, au lycée Samuel-Raapoto. Entre ses études, ses stages et son job d’été – elle travaille actuellement en tant que caissière, au magasin Super U de Taravao –, l’étudiante trouve à peine le temps de se consacrer à sa passion pour le ’ori Tahiti.

“J’ai commencé la danse à l’âge de 4 ans. Je suis passée par plusieurs écoles de la Presqu’île, en commençant par Hereiti, puis Tiare Garbutt, pour finir par Heirani Salmon, pendant dix ans. Ça va faire trois ans que j’ai arrêté les cours de danse, pour me consacrer à mes études. Si je me suis finalement décidée à participer au Heiva i Tahiti, c’est un peu sur un coup de tête, avec une copine”, confie-t-elle.  

Pour cette première participation, Hauhani Taputu n’imaginait pas être mise sur le devant de la scène, avec un seul concours et une cinquième place à son actif.
Au-delà du palmarès, c’est autre chose qui a séduit Heimoana Metua,  chorégraphe et cheffe de Teva i tai.

Un truc en plus

“J’ai mis du temps à trouver ma meilleure danseuse. Beaucoup de filles dansaient très bien, mais elles n’avaient pas le truc en plus que je recherchais. Quand Hauhani est arrivée, je ne l’ai pas tout de suite remarquée. Je l’ai observée, comme tout le monde, et ce qui l’a démarquée, c’est son humilité et sa discrétion. Dans sa façon de danser, il y a de la grâce et de la générosité. On ne voit qu’elle, malgré elle. Ce n’est pas intentionnel : c’est ce qui a fait la différence”, explique la chorégraphe et cheffe de troupe.

Ce choix n’a pas manqué de surprendre la principale intéressée. “Je ne m’y attendais pas du tout ! Je me suis dit que ça pourrait être une bonne expérience et une vraie opportunité. Je n’ai pas hésité : j’ai accepté tout de suite”, se souvient Hauhani Taputu, qui a dû mettre les bouchées doubles, d’autant qu’elle avait intégré le groupe tardivement.

 

Un travail de groupe

 

Elle s’est attelée à la préparation de son solo deux mois avant le grand soir, avec le soutien de plusieurs chorégraphes, dont Christian Vonghes, Tauhere Sandford et Heirani Salmon.

“Ça a été un vrai travail de groupe. Je dois dire que ça n’a pas été facile. J’en ai pleuré, parfois, surtout quand je n’arrivais pas à exécuter correctement un pas. Il m’a fallu du temps pour réaliser que c’était un concours : ça m’a poussée à donner le meilleur de moi-même”, confie la jeune femme.

Après trois ultimes semaines de travail intensif, Hauhani Taputu monte enfin sur scène, rayonnante, pendant trois minutes et trente secondes d’une prestation au cours de laquelle elle confectionne une lance, raufau tumu, avant de l’incarner avec justesse et sincérité ; un rôle qu’elle continue d’interpréter régulièrement depuis sa victoire, au gré des représentations de la troupe.

Pour la suite, Hauhani Taputu, loin de se précipiter, garde la tête sur les épaules. “Je prends en compte toutes les propositions. Enseigner la danse, pourquoi pas, mais pas tout de suite. Je préfère terminer mes études”, assure-t-elle.

Lors du mot de la fin, ses pensées vont pour les autres et son fenua : “Je remercie toutes les personnes qui m’ont soutenue. J’aimerais féliciter toutes les candidates. Il faut continuer à danser et à aimer notre culture ! ”. De son côté, Heimoana Metua a tenu à adresser “un grand merci à Heirani Salmon, qui s’est occupée de Hauhani avec talent”.
La Presqu’île ne manque décidément pas de ressources.

 

A.-C.B.

 

 

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Orianne Obrize
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