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Concours Ta’iri pa’umotu – Un concours pour préserver les arts traditionnels

mercredi 26 avril 2017

concours Ta’iri pa’umotu

Les inscriptions pour la seconde édition du concours Ta’iri pa’umotu sont ouvertes. Antoine
Arakino, spécialiste de la frappe pa’umotu, sera le président du jury. (© Claire Allavena)

Le ministère de la Culture, le Conservatoire artistique de la Polynésie française et la Maison de la culture s’allient pour la seconde édition du concours Ta’iri pa’umotu.
Ouvert aux professionnels mais aussi aux amateurs, l’événement, qui se déroulera sur le paepae a Hiro, à la Maison de la culture, vendredi 5 mai, s’annonce comme un rendez-vous immanquable.
Il est né d’une envie commune de faire revivre un art musical quasiment en voie d’extinction. En effet, la particularité de la frappe pa’umotu est aujourd’hui peu répandue.
“On veut préserver et valoriser cette pratique”, explique Fabien Dinard, directeur du conservatoire. “Ce sera une bringue, mais sans alcool”, s’amuse-t-il.

Cet art serait originaire de la culture gitane, mais ce fait n’est pas avéré. Des soldats polynésiens auraient voulu imiter des gitans après les avoir vus jouer. “C’est une percussion qui est transmise sur le doigté quand on gratte la guitare. On voit tout de suite si les musiciens connaissent cette façon de jouer…”, affirme Antoine Arakino, président du jury, qui lui aurait entendu dire que cette frappe existait avant que les Polynésiens ne partent en Europe.

“Il y a différentes variantes de frappes”, explique le spécialiste du ta’iri pa’umotu. Et les groupes composés de quatre à cinq musiciens devront d’ailleurs pratiquer trois rythmes différents parmi un panel varié : kaina, valse, pata’uta’u, marche, samba, fox-trot et bien d’autres.

Au-delà de l’aspect “compétition”, c’est avant tout un moment unique, où des groupes talentueux viendront partager leur virtuosité et leur amour pour une culture aussi riche qu’unique.
La soirée entièrement gratuite avait déjà rencontré un véritable succès l’an dernier, où près de 800 personnes s’étaient donné rendez-vous pour rendre hommage à la musique pa’umotu. Cet art qui fait “pleurer la guitare” répondait avant tout à un souci d’économie d’énergie.

“À l’époque, les bringues commençaient le vendredi soir et se terminaient le lundi matin. Alors, pour ne pas se fatiguer, on relâchait les cordes”, a confié le président du jury.
Et s’il vous fallait un ultime argument pour venir partager ce moment incroyable, sachez que l’événement s’annonce déjà à la hauteur des bringues d’antan.

 

Claire Allavena

Orianne Obrize
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