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La concurrence, c’est une “affaire de long terme”

jeudi 13 septembre 2018

Jacques Mérot a présenté hier les finalités et les bienfaits de la concurrence comme facteur de développement écono- mique du fenua : “La concurrence est souvent synonyme de baisse des prix pour le consommateur. Mais plus d’offres signifie aussi plus de travail pour les personnes, plus d’innovation et donc davantage de production de richesses.” (© Désiré Teivao)

Jacques Mérot a présenté hier les finalités et les bienfaits de la concurrence comme facteur de développement économique du fenua : “La concurrence est souvent synonyme de baisse des prix pour le consommateur. Mais plus d’offres signifie aussi plus de travail pour les personnes, plus d’innovation et donc davantage de production de richesses.” (© Désiré Teivao)


La CCISM a organisé hier, dans son amphithéâtre, des conférences et des débats autour du thème de la concurrence en Polynésie française. Une dizaine de chefs d’entreprise ont pu échanger avec Jacques Mérot, président de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC), ou encore Aurélie Zoude-Le Berre, sa consœur de Nouvelle-Calédonie. Cette journée avait pour objectif de faire connaître “les règles du jeu” et le rôle de l’APC dans l’économie du fenua.

Une journée dédiée à la concurrence en Polynésie française, une première au fenua. Hier, la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM) a organisé dans son amphithéâtre des conférences et des débats autour de ce “gros mot”, comme l’a indiqué Jacques Mérot, président de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC).

L’objectif de cette journée était de faire connaître “les règles du jeu” et le rôle de l’APC dans l’économie du pays. Et une dizaine de chefs d’entreprise du fenua ont répondu présents. Ils ont ainsi assisté à différentes présentations portant sur les finalités et les bienfaits de la concurrence comme facteur de développement économique.

“La concurrence est souvent synonyme de baisse des prix pour le consommateur. Mais plus d’offres signifie aussi plus de travail pour les personnes, plus d’innovation et donc davantage de production de richesses”, a insisté Jacques Mérot.

Ce dernier a aussi pu compter sur la présence et le soutien d’Aurélie Zoude-Le Berre, présidente de la toute jeune Autorité de la concurrence de Nouvelle-Calédonie. “Le fait de présenter ce qu’il se passe ailleurs permet
d’avoir un regard distancié et donc de comparer ce qui se passe sur le fenua”, a indiqué Jacques Mérot.

 

Les nombreuses interrogations des chefs d’entreprise

 

Cependant, la journée d’hier a aussi été marquée par les nombreuses questions et interventions des différents chefs d’entreprise. “On est venu pour s’instruire et écouter, mais surtout pour avoir des réponses et partager la réalité de notre quotidien”, a affirmé l’un d’entre eux au cours des débats. Entente entre entreprises, conflits d’intérêt, ou encore des abus de position dominante, les entrepreneurs ont ainsi interpellé Jacques Mérot sur les moyens d’intervention, et le champ d’action de l’APC depuis son installation en 2015 et l’impact de ses recommandations sur l’activité économique du pays.

“Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous sommes dans un système démocratique. L’APC produit des avis et des recommandations et il appartient aux élus de les prendre en compte ou pas. L’APC n’a en aucun cas un rôle contraignant pour les entreprises”, a tenu à rappeler Jacques Mérot.

Mais à noter cependant les belles avancées en matière de concurrence dans les secteurs des télécoms et de l’aérien qui sont intervenus au cours des derniers mois. “La concurrence, c’est une affaire de long terme. Je pense que la Polynésie en a pris le chemin. Il y aura des réformes, des évolutions à faire, mais cela progresse”, a souligné Jacques Mérot.

Pour aider les entreprises à mieux aborder et appréhender les défis de la concurrence, l’APC et son homologue de Nouvelle-Calédonie ont décidé d’unir leurs forces et de proposer une formation sur plusieurs mois afin de pratiquer le droit à la concurrence. “Le but étant de former des consultants, des juristes d’entreprises de manière à ce que la culture de la concurrence se développe en Polynésie”, a conclu Jacques Mérot.

 

D.T.

 

jacques mérot concurrence

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