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Condamné 12 ans après le viol de sa nièce

mercredi 22 mars 2017

justice tribunal

Angelo T. (de dos) a toujours nié avoir violé sa nièce, mais reconnaît avoir agressé l’autre victime. (© Florent Collet)

Angelo T. pensait ne plus avoir à répondre des accusations de viol de sa nièce. En 2005, alors que cette dernière n’avait que 10 ans, il l’aurait portée, pris dans ses bras, avant de l’amener dans sa chambre et de la violer.

La très jeune fille ne révèle les faits à ses parents que cinq ans plus tard. Mais, après la plainte du père, les investigations s’avèrent compliquées.

Ces accusations créent des tensions dans la famille. Le président du tribunal n’hésite pas à parler d’“omerta”. Angelo T., lui, nie les faits. L’affaire est finalement classée sans suite.

Rebondissement trois ans plus tard. Une autre habitante de Taha’a se plaint des agressions sexuelles de Angelo T. L’homme, aujourd’hui âgé de 45 ans, s’est rendu à six ou sept reprises à son domicile entre juillet 2012 et janvier 2013. Il a visiblement éprouvé des sentiments pour sa victime.

Il affirme même avoir eu des rapports consentis avec elle, ce qu’elle dément. Mais il n’est pas un “romantique”, comme le souligne le juge. Il la menace de mettre le feu à sa maison ou de s’en prendre à sa fille de 16 ans, si elle refuse ses avances.

Il entre également par effraction chez elle, pendant la nuit pour la caresser, ou tenter de la déshabiller, avant qu’elle ne réussisse à le mettre en fuite, ou qu’elle n’appelle sa mère, pour qui Angelo T. éprouve une admiration et un respect sans borne. “Je ne voulais pas lui donner du mal, je voulais lui donner du bien”, explique l’homme à la barre.

“Cette affaire a le mérite de réveiller la première procédure”, relate le président du tribunal. Une nouvelle fois, la nièce réitère les mêmes propos précis.

Une cousine et sa meilleure amie, à qui elle avait raconté l’histoire peu après les faits, sont interrogées et confirment sa version, à certains détails près.

Pour ce viol, Angelo T. aurait dû être jugé aux assises, mais c’est avec l’accord de la famille que l’affaire est passée devant le tribunal correctionnel. Selon les experts psychologues et psychiatres, Angelo T. souffre de nombreuses carences affectives.

Les mêmes experts précisent que s’il dispose du potentiel pour s’insérer correctement au niveau social et professionnel, l’alcool met à mal ses dispositions. Jugé comme immature, ses passages à l’acte sont poussés par la consommation d’alcool et sa misère affective.

Aujourd’hui l’homme affirme ne plus avoir bu depuis trois ans et “avoir mis sa vie dans le Seigneur”.

Au final, comme l’avait requis le procureur, le tribunal a condamné Angelo T. à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve et, notamment, l’obligation d’indemniser ses victimes, soit 2 millions pour sa nièce et 1,5 million pour son autre victime.

F.C.

 

 

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