Condamnés pour avoir ruiné la carrière de leurs patrons

    mercredi 4 mai 2016

    Ils en avaient fait une question “d’honneur” lors de l’audience du tribunal correctionnel, en mars. Le directeur général d’un hôtel de Rangiroa, mais aussi les ex-PDG et directeur financier de l’établissement, de nationalité japonaise, ont obtenu gain de cause, hier.

    La juridiction a condamné cinq salariés, dont l’un des délégués du personnel, à 100 000 F d’amende, ainsi qu’à un franc symbolique de dommages et intérêts pour “dénonciation calomnieuse”.
    En 2011, alors que l’établissement venait d’être racheté par un groupe japonais, les cinq prévenus avaient profité de la visite du nouveau propriétaire des lieux pour lui glisser une lettre sous la porte de sa chambre.

    Dans cette missive, ils accusaient leur direction de multiples dérives, notamment l’utilisation à des fins personnelles du matériel de l’hôtel mais aussi des détournements de fonds.
    Des dénonciations qui, après enquête, se sont avérées totalement fausses. Mais le mal était fait.
    Comme l’avait rappelé l’un des avocats à l’audience, l’ancien PDG et l’ex directeur financier avaient été rapatriés manu militari au Japon dans le “déshonneur”.

    “C’est une fin de carrière déplorable. Aujourd’hui, le directeur financier se retrouve simple agent commercial”, avait-il insisté. Pour le conseil, l’un des délégués du personnel, menacé de licenciement par la direction, était l’initiateur de ce courrier destiné, selon lui, à se venger.
    Faux, avait répondu l’avocat de celui-ci, pour qui la lettre avait pour seul but d’obtenir “un entretien avec les nouveaux actionnaires”. 

    J.-B.C.

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