Conférence du Groupe des dirigeants polynésiens sur le changement climatique

jeudi 16 juillet 2015

Vous avez beau avoir le meilleur peperu, la pirogue la mieux sculptée et être dans la meilleure des formes, que ce soit la victoire pour les rameurs modernes ou la terre promise pour les navigateurs des temps anciens, l’objectif sera atteint uniquement si l’équipage uni et soudé vise le même cap. 
À l’heure où la pirogue polynésienne prend l’eau sans cesse un peu plus, les constats scientifiques se sont multipliés ces dernières années, et les États de la région sont ceux pour qui le changement climatique se fait le plus visible et le plus pressant.
Une mise en danger principalement due aux gaz à effet de serre des grands pays industrialisés, qui, sommet après sommet, retardent sans cesse l’échéance de mesures drastiques. À la fin de l’année, tous les grands chefs d’État seront présents à Paris pour tenter notamment de contenir ce réchauffement global à 2°C d’ici 2100.
“Nous voulons rabaisser à 1,5°C”,  a martelé Toke Talagi, Premier ministre de Niue et président du Polynesian Leaders Group (PLG), à l’issue d’une première journée de travail. Pour la première fois, l’occasion est donnée, par la France qui organise la COP21, aux pays polynésiens “de porter au plus haut niveau la voix des États insulaires. C’est déjà une belle progression”, s’est réjoui Édouard Fritch.
Mais la voix monte d’un ton, ou plutôt “elle change de tonalité pour se faire politique”, explique Toke Talagi pour qui il n’est plus question d’exposés scientifiques -“Cela fait 20 ans que l’on connaît la situation”- mais bien de prendre des décisions, “qu’elles plaisent ou pas, c’est pour cela que nous avons été désignés.”
Reste à définir les actions, et les demandes à faire. La première semble la facilitation d’accès au fonds vert, alimenté par les États pollueurs. Un début pour permettre aux zones les plus touchées de se protéger avec la construction d’abris ou de digues, mais le porte-parole des États entend bien faire entendre raison aux plus puissants qui, jusqu’à présent, que ce soient “Américains, Chinois ou Indiens commencent à aller dans le bon sens car aujourd’hui, leur propre population est touchée”. 

F.C.

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John F 2015-07-21 15:36:00
Depuis 3.000.000 d'années, et à plusieurs reprises, le niveau des océans a dépassé de 6 mètres le niveau actuel.
Presque chaque fois ce fut la conséquence d'une fonte des calottes glaciaires engendrée par une hausse de 1 à 2 degrés Celsius de la température terrestre.
Comme tous les scénarios climatiques nous promettent une hausse minimale de 2°C d'ici à la fin du siècle, on ne pourra échapper à la submersion de zones habitées par des centaines de millions d'habitants, au cours des prochains siècles, sur l’ensemble de la planète.
Dans sa très grande naïveté, dotée d'un orgueil délirant, l'homme pense pouvoir influencer les cycles de la planète quant au réchauffement climatique, alors qu'il est incapable de réguler la part, somme toute modeste, qui est la sienne dans ce phénomène immuable...
À Tahiti, toujours à la pointe des idées grandioses sans lendemain, devant de tels évènements on s'assied "autour de la table" pour parler dans le vide... Ne serait-il pas plus efficace d'agir, directement, sur les faits de pollutions locales engendrées, par exemple, par l'utilisation outrancières de véhicules surpuissants diésélisés ? Mieux, ne serait-il pas plus efficace d'obliger tous les véhicules, mal entretenus ou hors d'usage grands émetteurs de CO2, au minimum, à des entretiens et réglages obligatoires périodiques, au maximum de les mettre à la casse ?
Non, bien sûr, car ce serait "anti culturel" et "politiquement" beaucoup trop risqué à l’échelle humaine si ridiculement petite par rapport à l'échelle du temps terrestre qui lui échappe totalement.
Alors, que faire ? Prier et attendre que ça refroidisse...
TETUANUI Monil 2015-07-17 07:04:00
Il faut faire très attention également du côté de l'Australie où l'on discute très sérieusement, derrière vos dos les dirigeants du Pacifique et surtout notre dos les polynésiens comment les autres puissances vont exploiter nos terres rares dans l'Océan Pacifique. Nous comptons sur la VIGILANCE de FLOSSE, OSCAR et( FRITCH pour que la France ne s'accapare plus de la plus grande part du gateau comme celui de Moruroa. La France a signé la Charte de l'ONU de 2007 qui exige le respect du peuple autochtone maohi, de sa culture et de ses ressources. C'est le bon moment de réguler également le MONOPOLE du prix de l'électricité en mettant en place une 2ème société en énergie renouvelable ou innovante concurrente à EDT. INDEPENDANCE ENERERGETIQUE mais pas avec les barrages qui démolissent nos rivières et nos vallées. (Bizarre que le prix de l'électricité hydroélectrique locale est le même que le prix de l'électricité fossile importé : BIZARRE) C'est chaque polynésien qui renfloue les 143 milliards de bénéfice dont 20 pour cent vont à Monaco....... BIZARRE MAIS CA VA SE SAVOIR..... TRES BIENTOT........
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