Conflits sociaux : c’est terminé à l’Huilerie de Tahiti et la pression monte au CHPF

    vendredi 15 mai 2015


    Huilerie de Tahiti : la grève est terminée

    Soirée marathon mercredi pour la direction de l’Huilerie de Tahiti et la CTP/FO. Les deux parties se sont en effet rencontrées pendant plusieurs heures pour tenter de trouver une issue au conflit qui paralyse l’activité de cette société depuis 7 semaines. Hélas, c’est sur un constat d’échec que les deux parties se sont quittées très tard dans la nuit de mercredi, sans toutefois que le dialogue soit rompu. Jeudi, le directeur de l’Huilerie a repris son bâton de pèlerin pour tenter d’apporter de nouvelles propositions au « contre projet de protocole d’accord »  présenté mercredi par la CSTP/FO.
    Les rencontres du jour ont débouché sur un accord dont le contenu n’a pas été révélé mais selon Frédéric Riveta, ministre de tutelle, le travail pourrait reprendre dès vendredi ou lundi au plus tard.
    Heureusement car, l’impatience et la colère commençaient à monter dans les îles, comme à Nuku Hiva où le maire a suggéré la création d’une huilerie aux Marquises pour éviter une situation « qui ressemble fort à une prise en otage de nos îles ». Même colère du président du Syndicat intercommunal à vocation multiple des Tuamotu-Gambier (SIVMTG), Ernest Teagi, qui exprimait « des plus vives préoccupations sur la grève qui affecte la livraison de coprah à l’Huilerie de Tahiti ainsi que la fourniture de gaz dans les îles des Tuamotu-Gambier ».  

     

    CHPF : forte poussée de fièvre

    Du côté de l’hôpital, la température monte avec la possibilité d’un durcissement du conflit aujourd’hui, ou en début de semaine prochaine. Face à l’intransigeance du ministre de la Santé, Patrick Howell, concernant la demande des personnels du service de radiologie de rétablir les deux heures de récupération hebdomadaire pour le personnel exposé aux rayons ionisants, et à l’absence de « justifications à certaines embauches » réclamée par la CSTP/FO, la pression est montée d’un cran depuis mercredi.
    Les centrales syndicales représentatives au sein du personnel de l’hôpital ont en effet décidé d’envoyer une lettre ouverte au président Édouard Fritch pour dénoncer tous les dysfonctionnements qui affectent le CHPF. En parallèle, ces mêmes centrales syndicales préparent la rédaction d’un nouveau préavis de grève avec de nouvelles revendications, et discutent avec le personnel de l’hôpital de la possibilité d’un débrayage la semaine prochaine de l’ensemble des salariés. Hier matin, une rencontre a eu lieu entre la CSTP/FO et les autorités du pays. Malheureusement, elle n’a rien donné. « La balle est maintenant dans le camp du pays« , a expliqué Patrick Galenon.

     

    Gaz de Tahiti : bras de fer en perspective entre la direction et la CSIP

    Le juge des référés a reporté sa décision à ce vendredi, concernant l’action intentée par la société Gaz de Tahiti contre le syndicat CSIP, accusé de « refus de négociations pendant la période du préavis et depuis le début de la grève ». Le bras de fer qui s’annonce entre direction et syndicat laisse présager des discussions difficiles entre les parties.

     

    Infirmiers libéraux : en attente de la signature d’un protocole d’accord

    Les infirmiers libéraux, qui depuis quinze jours refusent de prendre en charge de nouveaux patients pour protester contre l’accumulation des retards de paiements de leurs factures par la CPS, attendent avec un optimisme réservé la signature ce vendredi d’un protocole d’accord de fin de conflit avec le ministre de la Santé, Patrick Howell. Jérôme Fernandez, infirmier libéral, au cœur de ce mouvement, reste confiant. « Le ministère de la Santé et la CPS semblent être dans des dispositions constructives. Donc il n’y a pas de raison qu’on ne trouve pas de solutions à ce conflit », a-t-il expliqué.
     

    Pascal Martin

     

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