Congrès international des ressources humaines – Équilibre entre performance et bien-être

    vendredi 13 mars 2015

    Le premier Congrès international des ressources humaines a débuté, mercredi soir, au Méridien Tahiti. Il s’achèvera ce soir. Une trentaine d’intervenants venant du Canada, de métropole, de Nouvelle-Calédonie et de Tahiti, ainsi que 300 responsables d’entreprises du fenua ont participé à l’événement. L’objectif du congrès est d’aider les sociétés à atteindre leurs objectifs de performance en intégrant pleinement l’importance de la valeur humaine au sein de l’entreprise.

    Depuis mercredi soir au Méridien se déroule le tout premier Congrès international des ressources humaines. Cet événement auquel participe une trentaine d’intervenants internationaux a réuni près de 300 dirigeants et cadres d’entreprise du fenua.
    Prenant en compte les changements de l’environnement économique et social mondial, évolutif et incertain, l’organisateur du congrès a souhaité donner, aux collectivités françaises de la zone Pacifique, les outils pour réinventer leurs modèles économiques et sociaux et devenir acteurs de la partie et non plus spectateurs.
    Pour amorcer ce renouveau au sein des entreprises, quelles soient petites, moyennes ou grandes, les intervenants ont insisté sur le rôle de l’humain au cœur même de l’entreprise.
    La première conférence d’hier matin portait sur le thème de la “Cession, acquisition ou fusion d’entreprise : que devient le capital humain ?”. Elle était animée par la Canadienne Geneviève Fortier, vice-présidente RH, affaires publiques et gouvernementales et communication de McKesson et par l’entrepreneur local, Jean-Michel Murcia.

    Les échecs des entreprises

    Geneviève Fortier est partie du constat que 70 à 90 % des acquisitions ou fusions d’entreprise, à travers le monde, échouaient. La raison majeure, selon elle, vient du fait que les entrepreneurs se sont souciés davantage des performances financières qui pourraient résulter de leurs grands projets au détriment du facteur humain. “Lors d’une fusion, par exemple, il est primordial en amont de monter un plan d’objectif en connaissant parfaitement la culture des deux entreprises et leurs valeurs. Il faut aussi savoir qui sont les salariés, leurs ressources, leurs performances et savoir les intégrer correctement à cette nouvelle entreprise”, explique-t-elle.
    C’est sur ce point que le rôle d’un responsable des ressources humaines est primordial. Car selon Florent Francœur, président et directeur général de l’ordre des conseillers en RH agréés, il est celui qui doit poser les bonnes questions. “Au Canada, récemment, j’ai vu une entreprise acquérir des outils technologiques de pointe pour devenir plus performante, sans savoir si son personnel était adapté. Résultat, elle s’est aperçue après que la plupart de ses employés étaient analphabètes.
    Autre exemple, des entreprises me parlent de problème d’embauche. Elles engagent 50 employés et, en même temps, en perdent autant. En réalité, le problème n’est pas l’embauche mais la rétention des salariés. L’entreprise doit se demander quels profils elle recherche, quels objectifs doivent être atteints, comment intégrer le nouveau salarié à une équipe. Il faut créer une cohésion, nécessaire à la bonne santé d’une société”, précise-t-il.
    La deuxième conférence de la matinée portait sur le thème : “Engagement et motivation : qu’apprendre des champions”. C’est le champion paralympique de natation Charles Rozoy et le footballeur Marama Vahirua qui ont animé le débat en livrant leur témoignage.
    Chacun a pu faire le lien entre la vie professionnelle d’un sportif de haut niveau et celle d’une entreprise. Pour Marama, il n’y a pas de réussite sans un bon coach. Lors de son élocution il est revenu sur son parcours, notamment au sein du FC Nantes. “Devenir champion en 2008 a été le début de la chute. Alors que pour en arriver là nous avions tout misé sur l’esprit de famille, la cohésion au sein de l’équipe, nous avons vu débarquer un nouveau patron qui nous a
    dit : ‘Maintenant, c’est moi le boss, je vous paie, alors vous aller faire ce que je vous dis’. Malheureusement, on ne dirige pas des sportifs comme ça. La suite, on la connaît”, raconte-t-il.
    Ce qu’ont mis en avant les athlètes, c’est cette notion de valeur et de culture que doit prendre en compte un manager ou chef d’entreprise. Diriger des salariés ou des sportifs, sans prendre en compte la notion même de leur travail, la façon dont ils parviennent à se dépasser en fonction de leurs compétences et de leurs formations, conduit à l’échec.
    Ces deux conférences ont montré qu’une entreprise qui réussit et un sportif qui gagne sont des entités qui communiquent, qui créent une réelle cohésion en s’appuyant sur toutes les forces vives de leurs équipes respectives.
    Jennifer Rofes

    Lire aussi nos interviews dans La Dépêche de Tahiti ou au feuilletage numérique

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete