Congrès PS : Les responsables des quatre motions en débat à la Fédération de Paris

    mardi 19 mai 2015

    « Le PS ne peut être le parti qui renverse le gouvernement » lance l’un. Les frondeurs, »ce sont les ministres de Bercy », répond l’autre : à la Fédération socialiste de Paris mardi soir, les leaders des quatre motions du congrès de Poitiers ont confronté leurs positions devant les militants.
    Jean-Christophe Cambadélis, Christian Paul, Karine Berger, Florence Augier ; les responsables des quatre orientations politiques étaient sur l’estrade, à La Mutualité, à deux jours du vote des militants, lors d’une assemblée générale de la fédération, l’une des plus importante de France.
    C’est le premier secrétaire du parti, en tant que motion « A », qui commence, devant plusieurs centaines de militants réunis… et les journalistes, qui ont finalement eu droit d’entrer mais… sans micro ni caméra.
    Le député de Paris concède « jouer à domicile ». Il réclame d’être  « à la hauteur » de la « multiplicité des crises » (terrorisme, pression migratoire, défi climatique, montée du Front national…).
    « Nous ne sommes pas le partenaire junior du gouvernent et il est possible de discuter et dialoguer avec lui, en ayant une seule ligne rouge », prévient-il : « le PS ne peut pas être le parti qui renverse le gouvernement ! ». Longs applaudissements.
    Christian Paul, animateur des « frondeurs » et de l’aile gauche répond : « S »il y a (…) fronde (…) c’est quand les ministres de Bercy désavouent tous les matins la motion qu’ils ont signée avec le premier d’entre eux. »
    Une allusion aux engagements de réforme fiscale contenus dans la motion A (réforme fiscale par exemple) et auxquels Bercy ne semble pas pressé de répondre. « Derrière le paravent de la motion A, il y a de redoutables contradictions », dit-il encore, dans un discours clivant la salle, mais semblant l’emporter à l’applaudimètre.
    C’est autour de Florence Augier, (motion « C »), la motion « militants de terrain », qui rappelle la « forte défiance vis à vis du parti » et redit son souhait de le voir plus diversifié.
    Puis Karine Berger (motion « D ») vient clore les présentations, en se posant en troisième voie. Pour elle, pas question de remettre en cause le soutien et la « fidélité » au gouvernement, lors d’un congrès qui sera la « dernière étape avant la bataille de 2017 (…) autour de François Hollande ».
    Mais elle demande que le PS soit davantage « associé à l’exercice du pouvoir et que le premier secrétaire nouvellement élu revienne auprès des militants sur « les grandes questions » qui divisent comme la procréation médicalement assistée ou les questions d’immigration.

    AFP

    sandrine lecomte

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