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Le conseil d’administration de la CPS se penche sur l’indemnité de départ de Régis Chang

mercredi 7 juin 2017

cps

Les médecins ne seraient pas les seuls à profiter des failles du système. (© archives LDT)

Démissionner n’est pas révoquer. Après les révélations de Radio 1, récemment, sur la demande d’une indemnité de départ de 10 millions de francs pour l’ancien directeur de la Caisse de prévoyance sociale (CPS), Régis Chang, démissionnaire et non démissionné, les membres du conseil d’administration, qui se sont réunis longuement hier matin, ont adopté une position commune, pour tenter de faire changer d’avis, l’ancien directeur, issu de la Socredo et qui s’apprête à réintégrer son ancien employeur.

Une indemnité qui passe mal aux yeux de tous, membres du conseil d’administration compris.

“Vous savez, il y a beaucoup de choses qui ont été faites à la CPS, sur lesquelles des décisions ont été prises qui… voilà quoi”, a commenté Ronald Blaise, fraîchement élu à la tête du conseil d’administration de la CPS.

Un “voilà quoi” qui en dit long et dans lequel on peut aisément y classer cette indemnité de départ, voulue par Régis Chang et cautionnée par l’ancien administrateur provisoire de la Caisse, Yves Laugrost. Nos confrères de Radio 1 l’ont annoncé en deux temps, avec un premier round, le 4 mai, où était annoncé cette indemnité de près de 10 millions de francs. Mais le second coup de semonce est arrivé avant-hier, avec la divulgation des documents transmis aux membres du conseil d’administration, avant sa tenue hier et qui démonte, point par point, les arguments avancés par les deux anciens hommes forts de la CPS.

 

“Avis pris à l’unanimité”

 

“Premier problème”, écrit Radio 1, “il n’apparaît nulle part” que Régis Chang a été “révoqué”. Parmi les documents transmis aux administrateurs de la CPS se trouve un courrier de “demande de réintégration à la banque Socredo” du 12 mars dans lequel Régis Chang écrit au président Édouard Fritch qu’il “envisage de solliciter (sa) réintégration au sein des effectifs salariés de la banque Socredo, rendant nécessaire une libération de (ses) fonctions à la Caisse de prévoyance sociale”.

“Deuxième problème, Yves Laugrost avait été informé de la démission de Régis Chang” poursuit la radio, preuve à l’appui. Enfin, “troisième problème, contrairement à ce qu’affirment Yves Laugrost et Régis Chang, l’avenant signé quelques jours avant le départ de l’ancien directeur n’a pas été ‘aligné’ sur le contrat du nouveau directeur Yvonnick Raffin”, écrit Radio 1, sur son site Internet, dans lequel est publié l’ensemble des documents, autour de cette affaire.

“Nous avons décidé de faire un bureau exceptionnel, la semaine prochaine et nous allons lui demander de renoncer officiellement, par courrier, à sa demande”,  a expliqué le nouveau président du CA, issu du collège des employeurs (lire ci-dessous).

“C’est un avis qui a été pris à l’unanimité”, a complété l’intéressé, regrettant néanmoins avoir “passé une heure et demie sur ce problème, qui n’avait pas lieu d’être”.

Régis Chang semblerait disposer à renoncer à “ses” 10 millions, selon Ronald Blaise. Le fera-t-il ? Réponse, la semaine prochaine.

Christophe Cozette

 

Ronald Blaise, président du C.A. de la CPS : “Je crois qu’il est dans de bonnes dispositions”

chang blaise

 

Où en est-on avec Régis Chang ?

Nous avons décidé de faire un bureau exceptionnel, la semaine prochaine et nous allons lui demander de renoncer officiellement, par courrier, à sa demande. C’est un avis qui a été pris à l’unanimité.

 

Est-il selon vous, apte à le faire ?

Je crois qu’il est dans de bonnes dispositions et il nous a laissé entendre qu’il allait le faire. Il ne voulait pas qu’il y ait trop de choses qui passent dans la presse et qu’il soit montré du doigt.

 

Vous comprenez que cela fasse tout de même grincer des dents, notamment au niveau de la population ?

Oui et l’intégralité du conseil d’administration aussi. Vous savez, il y a beaucoup de choses qui ont été faites à la CPS, sur lesquelles des décisions ont été prises qui… voilà quoi.

Je suis personnellement pour que les directeurs aient des contrats où tout serait réglé en amont lors du recrutement de ces derniers, par le bureau et le conseil d’administration. Il faut arriver à des décisions qui doivent empêcher qu’il y ait ce genre de débordements.

Aujourd’hui, dans le conseil d’administration, nous avions des points très importants à débattre et nous avons passé une heure et demie sur ce problème, qui n’avait pas lieu d’être.

 

Propos recueillis par C.C.

 

 

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