Conseil des ministres – Les nouvelles cuves de Motu Uta en 2020

    jeudi 29 octobre 2015

    Le conseil des ministres a rendu exécutoire les délibérations prises par le conseil d’administration du Port autonome de Papeete récemment, validant ainsi les modalités opérationnelles de mise en œuvre du protocole d’accord relatif au devenir des dépôts d’hydrocarbures de Fare Ute.
    Ce protocole a été conclu, le 27 mai, entre l’État, représenté par le haut-commissaire de la République, la Polynésie française, représenté par le président du Pays, les sociétés Total Polynésie, Petropol, Pacific Petroleum & Services et le Port autonome de Papeete. Il remplace le précédent accord signé en juin 2008 dont le programme prévisionnel n’a pas pu être respecté.
    Sur proposition de l’État, le Pays a ainsi décidé d’interdire tout dépôt d’hydrocarbures à Fare Ute, et en particulier ceux des compagnies Petropol, Total Polynésie et Pacific Petroleum, pour des motifs fondés sur des impératifs de sécurité des biens et des personnes. Cette décision implique ainsi leur déménagement vers d’autres terrains sur la zone récifale.
    Après plusieurs mois de négociations entre les différentes parties, ce projet de construction de nouvelles cuves aux normes de sécurité actuelles intégrant l’évolution de nouvelles technologies va donc pouvoir commencer très prochainement, notamment par une phase d’études de 17 mois suivie d’une phase de travaux qui s’étalera entre le second semestre 2016 et le premier semestre 2020. Une fois ces investissements réalisés commenceront alors les travaux de dépollution du dépôt de Fare Ute. Ces investissements, estimés à près de 5 milliards de francs, seront financés par des sociétés privées. 
    B.P.

    Les jet-skis mieux encadrés

    Les randonnées encadrées en véhicules nautiques à moteur pour les personnes non-titulaires d’un titre de conduite ne peuvent être organisées que par un établissement agréé à cet effet et dans les conditions d’organisation réglementées. La réglementation prévoit que la navigation en convoi des véhicules nautiques à moteur est autorisée uniquement de jour et qu’elle ne peut s’effectuer que dans la limite des eaux intérieures, à savoir les lagons.
    Or, il s’avère que cette limitation de navigation dans les eaux intérieures (lagons) constitue, aujourd’hui, un obstacle à une gestion et une coexistence harmonieuse des usagers sur cet espace maritime où le nombre des activités nautiques ne cesse de croître, notamment dans la bande des 300 mètres du rivage. Par ailleurs, on observe que les prestataires loueurs de véhicules nautiques à moteur proposant des randonnées touristiques encadrées en jet-ski à leur clientèle sont obligatoirement limités par une navigation lagonaire alors que, parfois, la réalisation d’un tour complet d’une île (par exemple dans le cas de Moorea), ou un accès difficile pour une portion de zone de lagon (par exemple dans le cas de Punaauia), peut exiger à sortir du lagon tout en restant dans la limite des deux milles nautiques de la côte.
    Le projet d’arrêté adopté par le conseil des ministres a pour objet d’autoriser la navigation en convoi des véhicules nautiques à moteur au-delà de la limite des 300 mètres du rivage et en deçà de deux mille nautiques de la côte et à instaurer une obligation, pour les prestataires loueurs de véhicules nautiques à moteur, de tenir un registre retraçant le nombre de sorties, les véhicules nautiques à moteur utilisés et leur maintenance, et les guides encadrant les sorties.

    Dispositif pour les sportifs de haut niveau

    En 2007, la Polynésie française s’est dotée d’un dispositif pour favoriser le développement du sport de haut niveau. Après dix années de fonctionnement, l’usage des textes a fait apparaître leurs limites, et a imposé une adaptation au contexte sportif du Pays. C’est ainsi que la commission du sport de haut niveau de la Polynésie française, qui sera désormais nommée la commission consultative du sport de haut niveau, a travaillé sur la modification des textes initiaux avec les objectifs suivants :
    – accroître la fonctionnalité du dispositif en le rendant plus opérationnel tout en allégeant le processus administratif ;
    – s’adapter à la réalité du terrain en constante évolution, en dépassant les limites actuelles de la réglementation, tout en étant davantage réceptif aux demandes du mouvement sportif ;
    – prendre en compte la spécificité de chaque discipline tout en assumant un principe d’équité entre elles ;
    – mieux répondre aux exigences du haut niveau en identifiant les disciplines répondant réellement à ces exigences ;
    – améliorer les critères qualitatifs pour valoriser la liste des sportifs de haut niveau ;
    – accompagner plus efficacement les sportifs de la liste dans leurs projets et dans leur suivi médical ;
    – favoriser l’amélioration des performances en ciblant mieux les aides aux sportifs de la liste.
    Le but de la refonte de ces textes est de combler un vide juridique en reconnaissant le caractère de haut niveau des disciplines sportives à prendre en considération. Des modifications et précisions ont également été apportées à la plupart des articles et, enfin, les critères d’accès sur la liste des sportifs de haut niveau ont été profondément remaniés en introduisant une catégorie “jeune”.
    Une nouvelle liste de sportifs de haut niveau pourrait être validée en début d’année 2016.

    Le point sur le BTP en 2015

    À la date du 20 octobre 2015, le montant global des engagements est de 14,232 milliards de francs, dont 6,6 milliards de liquidations. Le taux de réalisation des engagements est de 97 %, soit un progrès constant depuis 2013.
    Fin septembre 2015, ce sont près de 8,6 milliards de francs portant sur de nouvelles commandes d’études et de travaux qui ont été passées, alors qu’en 2014, la direction de l’équipement disposait, à la même période, de 7,23 milliards de francs d’opérations nouvelles engagées. Cela confirme l’important travail réalisé par les équipes de la direction de l’équipement depuis plus de deux années.
    Sur les trois premiers trimestres de l’année 2015, ce sont près de 126 appels d’offres ou consultations qui ont été lancés, et 70 marchés signés. Par ailleurs, la volonté du Pays d’améliorer l’efficacité économique et sociale de la commande publique s’est concrétisée par des modifications du code des marchés publics.

    La pêche réglementée à Rangiroa

    La zone du lagon bleu, très prisée par les touristes, sera prochainement balisée de marques jaunes où toute pêche sera interdite. L’interdiction se fera dans le quart sud-ouest de l’atoll et la limite côté océan sera située à une distance de 100 mètres au-delà de la crête récifale, comprenant donc aussi la pente externe du récif (dans le but de préserver certaines ressources qui y vivent, telles que les langoustes).
    Cependant, afin de permettre l’exploitation de certaines ressources, il est prévu que des pêches communautaires dûment autorisées par le Pays, telles que l’exploitation de trocas ou de burgaux, ou encore des opérations d’enlèvement de l’étoile de mer épineuse taramea en cas de prolifération, puissent être réalisées à l’intérieur de cette zone. K

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