Conseil des ministres – Un milliard de francs pour stabiliser le réseau électrique

    jeudi 14 avril 2016

    En 2009, le gouvernement prévoyait pour 2020 une puissance installée de 16 mégawatt-crête (MWc) et un productible de 24GWh pour la filière photovoltaïque. Fin 2015, 1 500 producteurs d’électricité ont investi dans le photovoltaïque pour une puissance installée de près de 27 MWc, soit 68 % de plus que l’objectif initial, et plus de 170 clients sont autorisés et en attente de réalisation ou de raccordement d’une installation photovoltaïque pour une puissance de 8,8 MWc.
    Entre 2010 et 2015, les prix des installations photovoltaïques ont été divisés par quatre en passant de 850 F/Wc à 210 F/Wc. Avec ces nouveaux tarifs et sans aucune aide (tarifs attractifs ou défiscalisation), le retour sur investissement est aujourd’hui de sept à huit années au maximum.
    Le seuil de 30 % d’énergie aléatoire admise sur les réseaux électriques est déjà atteint plusieurs jours par an sur certaines îles, notamment les plus importantes, à savoir Tahiti, Bora Bora et Nuku Hiva. Ce franchissement de seuil est pour partie à l’origine du ralentissement de la filière observé à partir du second
    semestre 2015. Ce seuil représente une limite potentiellement bloquante pour la filière photovoltaïque. En effet, au-delà de ce seuil, des problèmes de stabilité peuvent survenir sur les réseaux électriques, pouvant occasionner des délestages partiels, voire des situations extrêmes de black-out.
    Fort de ce constat, le ministère en charge des énergies a inscrit dans le plan de transition énergétique des mesures visant à favoriser le développement de systèmes de stockage ou de lissage de la production d’électricité afin de franchir le seuil de 30 % d’énergie aléatoire admise sur les réseaux.
    La mise en place de tels dispositifs bénéficierait à l’ensemble des acteurs du système électrique (producteurs, transporteur et distributeurs d’électricité) et in fine aux consommateurs en permettant de stocker temporairement le surplus de production d’énergie renouvelable, pallier l’instabilité de la production photovoltaïque, améliorer les reprises de charges du parc hydroélectrique et réduire les risques de déclenchement ou de délestage en cas de perte de moyens de transport ou de production.
    L’investissement, estimé à un milliard de francs, s’inscrira dans un plan d’investissement à échéance 2020. Cette solution de stockage centralisé permettrait la poursuite du développement de la filière solaire et une plus grande place dans le mix énergétique polynésien.

    LDT

    L’intégralité du compte rendu du Conseil des ministres dans le document ci-dessous

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete