Habillage fond de site

Construction – Quand le projet d’une vie tourne mal…

mercredi 22 février 2017

maison vairao larsos

En l’état, la maison des rêves de Mimosa Larsos est loin d’être clés en main. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Mimosa Larsos travaille dans l’éducation. Locataire depuis une dizaine d’années, elle s’est décidée à faire construire sa maison, l’an dernier, à Vairao, sur une parcelle en bordure de rivière, dans le quartier Vavi. Pour ce projet clés en main, elle a obtenu un prêt de cinq millions de francs.

Les travaux ont débuté le 2 novembre dernier. Une première tranche de 50 % a été versée le 28 octobre, suivie d’une deuxième tranche de 35 %, un mois plus tard, relevés bancaires à l’appui.

“Aujourd’hui, nous sommes fin février et ma maison n’est toujours pas finie, alors que j’étais censée emménager fin janvier”, déplore Mimosa Larsos, qui aurait donc été abandonnée en cours de route par son entrepreneur, un certain L. H.

“Durant le mois de décembre, je ne l’ai pas vu sur le chantier. Je ne voyais pas mon matériel arriver, alors j’ai commencé à paniquer. Il est revenu en janvier, pour me demander de l’argent. J’ai refusé, car je commençais à me demander s’il n’était pas en train de m’arnaquer”, confie-t-elle.

Jeudi dernier, l’entrepreneur lui aurait annoncé son départ définitif, après avoir tenté d’obtenir la dernière tranche, en lui promettant de terminer sa maison.

“Comme j’avais des doutes, je lui ai dit que je ne le paierai qu’une fois le travail terminé. De mon côté, j’ai toujours été réglo : dès qu’il m’a demandé de virer l’argent, je l’ai fait, deux fois !”, souligne Mimosa Larsos.

 

“Il ferait mieux de changer de métier”

 

Or, plusieurs éléments mentionnés sur le devis de référence manquent cruellement à l’appel, des portes aux fenêtres, en passant par les installations sanitaires et les interrupteurs.

Contacté par téléphone, l’entrepreneur en question reconnaît l’absence de ces équipements, mettant en avant les mauvais calculs de son propre devis, se considérant donc perdant.

“ll a abusé de ma confiance. J’étais vulnérable, puisque j’ai perdu mon mari et qu’il connaissait ma situation. J’avais tout mis entre ses mains, en pensant qu’il allait m’aider”, confie Mimosa Larsos, effondrée.

Hier après-midi, elle avait prévu de porter plainte à la gendarmerie, dans l’attente du déplacement d’un huissier de justice, d’ici la fin du mois de mars. Elle se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate, avec deux maisons à payer, entre sa location et le remboursement de son prêt.

Il ne lui resterait plus que 750 000 F pour achever les finitions, tout en sachant que des vices cachés nécessiteront probablement des travaux complémentaires.

“Visiblement, aucune évacuation n’a été réalisée dans les normes. Cela veut dire encore des frais, avec des choses à casser et à refaire. Le gars qui a fait ça, il ferait mieux de plier bagages et changer de métier”, confie un autre entrepreneur, membre de la même paroisse que Mimosa Larsos, venu faire un état des lieux.

“Si j’ai souhaité faire appel aux médias, c’est pour dénoncer ses agissements, comme je sais qu’il a d’autres chantiers. Mais ce n’est pas le seul…”, précise-t-elle, restant désormais sur ses gardes.

 

A.-C. B.

 

 

1445
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

La pose des silhouettes noires peut-elle avoir un impact sur les habitudes de circulation ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete