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Les convoyeurs de cocaïne placés en détention provisoire

mercredi 5 avril 2017

drogue

Les deux marins espagnols devaient être placés en détention provisoire hier, en fin de journée. (© Florent Collet)

Ses prises de parole sont rares. La conférence donnée hier par le procureur de la République démontre toute l’importance de l’affaire. Hervé Leroy a rappelé les faits déjà largement dévoilés dans la presse. Mercredi dernier, le voilier de deux ressortissants espagnols d’une quarantaine d’années s’est échoué sur le récif de Faaite. Pour une raison indéterminée, un incendie s’est déclaré à bord et a ravagé le bateau. Les deux marins ont été secourus puis ont pris le Cobia 3 à destination de Papeete.

Après leur départ, les habitants ont découvert des ballots de 1,5 kilo de cocaïne qui ont été mis à l’abri sur ordre du maire. Vendredi dernier, les gendarmes de la section de recherches se sont rendus sur place et ont extrait un total de 237 kilos de cocaïne. Samedi dernier, les deux individus ont été interpellés à leur descente du Cobia 3 et placés en garde à vue.

Cette dernière a été prolongée jusqu’à hier, où une information a été ouverte et confiée à un juge d’instruction, notamment pour importation de stupéfiants en bande organisée. Ils ont ensuite été placés en détention provisoire.

Contrairement à l’affaire du mois de janvier, avec la saisie aux Marquises et Arue de 1,4 tonne de cocaïne, les deux Espagnols ne devraient pour l’instant pas être extradés vers la métropole. Les premières investigations font apparaître que le navire a quitté l’Amérique latine à la mi-février pour se rendre en Nouvelle-Calédonie, et probablement ensuite en Australie.

Les deux mis en cause prétendent qu’ils ignoraient la cargaison de leur voilier. “Leurs dénégations apparaissent stériles au regard des charges pesant à leur encontre”, a commenté le procureur.

Ce dernier a également saisi l’opportunité de cette affaire pour faire part qu’au “regard des spécificités du ressort de la Polynésie française, les moyens tant humains que matériels doivent être renforcés, tant pour la section de recherches que pour le parquet”.

Une demande déjà formulée par les syndicats de la magistrature lors de la venue du garde des Sceaux, le mois dernier à Tahiti.

 

F.C.

 

 

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