COP21 : la jeunesse est appelée à se faire entendre

    vendredi 13 novembre 2015

    “Le grand perdant de cette COP21, ce sera les océans, c’est ce qu’affirment les spécialistes. La question est de savoir comment changer la donne d’ici le 30 novembre. Cela nous pousse à prendre des décisions fortes.”
    Le ministre de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu, le sait bien, la tâche ne sera pas facile pour faire entendre la voix des îles du Pacifique à la COP21, la conférence des parties de la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. 
    Plus grand événement diplomatique organisé en France, 40 000 participants sont attendus. 
    Si la Polynésie est représentée notamment par l’intervention d’Édouard Fritch le 2 décembre au Pavillon de la France, la voix de la jeunesse pourrait être mieux entendue. 
    En préliminaire, se tiendra en effet, la Conference of youth (COY) pour réunir la jeunesse du monde entier qui sera ensuite appelé à s’exprimer à la tribune. 
    En Polynésie, c’est à l’initiative du CESC qui  a multiplié les autosaisines sur les questions environnementales, que sont lancées les premières assises de l’environnement des étudiants de Polynésie. 
    Les ministères de l’Éducation, et de l’Environnement se joignent à l’événement et ce sont ainsi plus de 380 étudiants qui participeront à cette journée, le 23 novembre. 
    D’abord à la présidence, en matinée, pour prendre conscience des véritables enjeux du réchauffement climatique sous nos latitudes, puis en ateliers l’après-midi avec des élèves ambassadeurs au CESC pour travailler sur plusieurs thématiques : anticiper, préserver et innover. 
    Dans le cadre de leur cursus, ce sont les élèves de l’École de commerce de Tahiti (ECT) qui assureront toute l’organisation et la logistique.
    “Il y a des initiatives. Ils sont conscients, mais ne savent pas forcément où aller, comment faire”, justifie le ministre de l’Environnement pour défendre les étudiants qui ont besoin d’être pris par la main pour lancer cette initiative.
    “On entend un peu partout : le Pays doit faire ci, les associations doivent faire ça, mais personne ne se sent impliqué. C’est pourtant l’affaire de tous.” 
    “Ils ont plein d’idées, ils sont motivés”, rassure Christophe Gomez, directeur de l’ECT.
    Aujourd’hui, les associations de défense de l’environnement manquent cruellement de relais au sein de la nouvelle génération, plus prompt à s’indigner sur Facebook qu’à agir sur le terrain, où c’est encore bien souvent les retraités qui mettent la main à la pâte. 
    Avec la tentative de record du monde de ‘ori Tahiti, ces assises et le message qui en ressortira sont un moyen supplémentaire de tenter de faire entendre la petite voix de la Polynésie parmi toutes celles des grandes nations.  

    F.C.

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