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COPF – Une union pour renforcer les comités francophones

mercredi 12 septembre 2018

Louis Provost a participé à la réunion de pilotage en vue des prochains Jeux de Polynésie en décembre qui précèderont les Jeux du Pacifique l’an prochain aux Samoa. (© DR)

Louis Provost a participé à la réunion de pilotage en vue des prochains Jeux de Polynésie en décembre qui précèderont les Jeux du Pacifique l’an prochain aux Samoa. (© DR)


Le président du Comité olympique de Polynésie française, Louis Provost, s’envole samedi en Nouvelle-Calédonie. Il devrait y retrouver les présidents des comités olympiques du Caillou, de Wallis-et-Futuna, mais aussi du Vanuatu. L’objectif sera d’établir une convention entre ces entités francophones pour avoir plus de poids auprès du Conseil des Jeux du Pacifique.

Après la Nouvelle-Calédonie en 2011, plus aucun territoire français du Pacifique n’a été retenu pour organiser des Jeux. Et il faudra attendre encore longtemps pour que cela se reproduise. En effet, après la Papouasie-Nouvelle-Guinée en 2015, puis les Samoa l’an prochain, ce sera au tour des Salomon d’organiser les XVIIe Jeux du Pacifique, en 2023. Lésé par cette éviction systématique ces dernières années, puis déçu par l’exclusion de Tahiti du Conseil des Jeux (Pacific Game Council, NDLR) en décembre dernier, et plus récemment piqué au vif par la levée seulement provisoire de la sanction, Louis Provost, président du Comité olympique de Polynésie française, a décidé de monter au créneau.

Son objectif sera désormais de fédérer les comités olympiques francophones du Pacifique pour mieux se faire entendre au sein d’un Conseil des Jeux trop souvent dominé par le côté anglophone de l’institution. Il s’envole donc en fin de semaine pour réactiver un projet d’union dont il avait déjà posé les bases, il y a une dizaine d’années de cela. “Je pars le 15 septembre à Nouméa pour voir avec le CTOS (Comité territorial olympique et sportif, NDLR) calédonien pour que l’on dis- cute du cas de la réintégration définitive de Tahiti”, explique Louis Provost.

 

“Nous n’avons qu’une levée suspensive provisoire”

 

“J’ai également invité le CTOS de Wallis-et-Futuna, et j’essaie d’avoir le Vanuatu. Pour l’instant, nous n’avons qu’une levée suspensive provisoire, mais je ne peux pas me permettre de travailler avec ça. Je n’ai pas d’assurance alors que j’ai des contrats à passer et des impératifs à prendre, mais aujourd’hui encore j’ai les mains liées”, affirme le président du COPF. “La deuxième chose sera aussi l’occasion pour moi de mettre en place la convention que j’avais initiée en 2006 avec le président du CTOS de l’époque, mais qui n’a pas vu le jour lorsque j’ai quitté mon poste de président du COPF en 2008. Dans les échanges que j’ai aujourd’hui avec Charles Caly (président du CTOS, NDLR), on aimerait bien raviver cette convention et y ajouter Wallis-et-Futuna et, pourquoi pas, le Vanuatu au titre des pays francophones du Pacifique”, ajoute Louis Provost.

Outre le fait de pouvoir peser plus lourd dans le monde sportif du Pacifique, cette convention devrait également faciliter les échanges en matière de formation, d’entraide et de solidarité, et autres.

 

Davantage de compétitions inter-francophones

 

Car Louis Provost envisage déjà une augmentation du nombre de compétitions inter-francophones dans les années à venir, et cela dans de nombreuses disciplines, à commencer par une de celles qu’il préside. “J’anticipe sur cette convention puisque la Fédération polynésienne de tir (FPT) va rencontrer ses collègues calédoniens au cours d’une compétition que l’on a appelé la Coupe des PTOM à partir du 16 octobre en Polynésie”, com- mente le président de la FPT. Plus d’une quinzaine de tireurs calédoniens sont donc attendus le mois prochain à Tahiti, “et ce sera la mèche qui servira à allumer la convention pour qu’elle se réalise”, conclut Louis Provost.

Ce dernier n’oublie pas au passage d’allumer l’actuel président du Conseil des jeux Vidhya Lakhan qui s’est fait tacler en fin de semaine dernière dans la déclaration finale du 49e Forum du Pacifique. Le premier ministre de Samoa a en effet affirmé que “la Polynésie française participera aux Jeux de Samoa en 2019”, sans même attendre que Vidhya Lakhan se décide à lever définitivement la suspension infligée à Tahiti en décembre 2017.

On voit mal dans ces conditions comment le Conseil des Jeux pourrait continuer d’exclure Tahiti des Jeux de Samoa-2019 alors que ce pays nous y attend les bras grands ouverts, sachant de plus que le PGC fait face depuis cette année à une fronde de la part de certains de ses membres qui souhaitent créer une organisation parallèle pour l’organisation des Jeux du Pacifique.

Jean-Marc Monnier

 

 

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