Correctionnelle : quatre ans ferme pour le « rodeur sexuel » de Punaauia

    jeudi 4 février 2016

    Son attitude de marbre a fait souffler un vent glacial sur l’audience du tribunal correctionnel, ce jeudi. L’agresseur de deux femmes, mercredi de la semaine dernière, à trois heures d’intervalle à Punaauia, a laissé entrevoir un bien sombre profil. La semaine dernière, il s’en était d’abord pris à une joggeuse à qui il a peloté l’entrejambe par surprise, puis à une femme qui rentrait du travail. Il s’est dissimulé pendant plusieurs dizaines de minutes dans son jardin avant de s’introduire dans le domicile lorsqu’il  s’est aperçu que  sa proie déambulait en sous-vêtement. A la main, il tenait une cordelette qu’il venait de retirer de la capuche de son sweet-shirt. La raison ? « Je voulais l’attacher pour qu’elle ne puisse plus bouger », a lâché sans ciller ce sans domicile fixe de 28 ans. Comme devant les gendarmes, l’homme n’a également pas caché au procès qu’il voulait violer la victime. Et pour ce qui est de l’agression sur la joggeuse, c’était, dit-il, « pour le fun ». A l’audience, seule l’une des deux femmes a trouvé la force de venir témoigner. Très marquée, elle a raconté, des sanglots dans la voix, son terrible calvaire : « J’allais faire une sieste. J’ai voulu aller dans la cuisine et je me suis retrouvée avec cette masse en face de moi. Dans ma tête, il allait m’étrangler. J’ai crié, toujours crié. Puis j’ai serré ses testicules et il est parti ». L’expert psychiatre qui s’est penché sur le cas du prévenu a rendu un rapport inquiétant, l’homme étant décrit comme « potentiellement dangereux pour autrui ». Un avis partagé par la partie civile comme le procureur qui a rappelé qu’il avait plusieurs condamnations à son actif, certaines pour agression sexuelle. « Monsieur doit comprendre qu’il a profondément meurtri ma cliente mais je pense qu’il n’en a pas conscience quand on voit avec quelle froideur il s’exprime. Ce monsieur est un rodeur sexuel », a martelé l’avocat de l’une des jeunes femmes. Le prévenu a finalement été condamné à quatre ans de prison puis immédiatement écroué à Nuutania. Son nom sera en outre inscrit au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.
     

    J-B. C. 

    Hiro 2016-02-05 08:29:00
    La castration n elimine pas les pulsions et apporte un facteur supplementaire...la vengence...la perversite n as pas de limite...mais la on dirai que le gars voulais un logement parce qu il est fiou d etre dans la rue...
    moana 2016-02-04 20:19:00
    4 ans pour un récidiviste ayant déjà plusieurs condamnations à son actif, certaines pour agression sexuelle. Avec les remises de peine, dans 2 ans il sera dehors....il pourra de nouveau agresser d'autres femmes jusqu'à l'irréparable. Je ne comprends vraiment pas le laxisme de la justice française. Faut-il qu'il agresse la femme d'un juge ou d'un haut fonctionnaire métropolitain pour qu'il soit très lourdement condamné. Une solution, la castration pour ces prédateurs sexuels.
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