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La cosmétopée fait son 5e Congrès international à Tahiti

vendredi 18 novembre 2016

Phila Bianchini-Raharivelomanana, de l’Université de la Polynésie française, Joape Ginigini, de l’Université du Pacifique Sud de Suva,  à Fidji, Lina Huan, de Tahiti Fa’ahotu, et Jean-Luc Ansel, “père” de l’événement, sont persuadés du potentiel exceptionnel  de la biodiversité du Pacifique, dont la majeure partie reste encore à recenser et étudier pour ses propriétés, tant médicinales  que cosmétiques. (© Caroline Perdrix)

Phila Bianchini-Raharivelomanana, de l’Université de la Polynésie française, Joape Ginigini, de l’Université du Pacifique Sud de Suva, à Fidji, Lina Huan, de Tahiti Fa’ahotu, et Jean-Luc Ansel, “père” de l’événement, sont persuadés du potentiel exceptionnel de la biodiversité du Pacifique, dont la majeure partie reste encore à recenser et étudier pour ses propriétés, tant médicinales
que cosmétiques. (© Caroline Perdrix)

 

Tout comme la pharmacopée regroupe les usages des plantes médicinales, la cosmétopée regroupe les usages des plantes pour les soins et la beauté. La ruée sur le “naturel” inspire les industriels de la parfumerie et de la cosmétique et la recherche scientifique planche sur les savoirs traditionnels.

D’autre part, les accords internationaux sur la conservation de la biodiversité, son utilisation durable et le partage équitable des avantages qui en découlent sont ratifiés par un nombre croissant de pays.

Le 5e Congrès international de la cosmétopée et les 1res Rencontres internationales de la cosmétopée du Pacifique réunissent, au lycée hôtelier de Punaauia, du 22 au 24 novembre, des industriels, avec notamment plusieurs acteurs de la Cosmetic Valley, un pôle de compétitivité basé à Chartres et regroupant de nombreuses marques prestigieuses, et des scientifiques du monde entier, depuis Fidji et le Japon, en passant par les universités françaises de métropole et des outre-mer.

Ces journées de rencontres seront réalisées sous forme de colloque avec des présentations de travaux scientifiques, de tables rondes puis d’ateliers focalisés sur la cosmétopée du Pacifique.
Réservé aux scientifiques et aux industriels de la cosmétique, l’événement n’en est pas moins important pour l’avenir. Lina Huan de Tahiti Fa’ahotu, co-organisateur de l’événement avec Cosmetic Valley et l’Université de la Polynésie française (UPF), explique : “Nous avons pour vocation d’associer recherche et développement et, à terme, de dynamiser la cosmétopée du Pacifique, non seulement en termes de niches de marché mais aussi en termes de conservation des savoirs.”

Souvent jalousement gardés, les “secrets” traditionnels sont aujourd’hui plus susceptibles d’être partagés.

Ainsi, aux Marquises, raconte Phila Bianchini-Raharivelomanana, chercheuse à l’UPF, “certains nous disent : on vous donne les savoirs parce que sinon on va les perdre, car nos enfants ne vont pas les utiliser”.
En organisant cette manifestation, “nous souhaitons d’abord l’émergence de ce concept de cosmétopée qui est encore peu connu et peu mis en valeur”, ajoute-t-elle.

En Polynésie, on attend notamment pour 2018 une loi du Pays sur la biodiversité, annoncée pour la 10e édition du Colloque international sur les plantes aromatiques et médicinales qui se tiendra  à Tahiti.

Quarante présentations se succéderont durant ces trois jours. La première journée sera consacrée à la cosmétique traditionnelle, la seconde à la protection des savoirs et des échanges et la troisième à la valorisation des produits et la protection du consommateur.
Jean-Luc Ansel, qui est à l’origine de ce Congrès de la cosmétopée en étant l’artisan du rapprochement avec Cosmetic Valley, profitera également de son passage à Tahiti pour y soutenir sa thèse à l’UPF : “Connaissance et valorisation des arbres utilisés dans la cosmétopée : application aux arbres polynésiens”.

 

C.P.

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