Les cotons-tiges, ennemis de l’environnement et des oreilles

    mardi 10 janvier 2017

    coton tige environnement

    S’il n’est pas encore à l’ordre du jour du gouvernement
    de rendre les cotons-tiges
    en plastique interdits à la vente au fenua, il se pourrait
    que cela se fasse naturellement dans les rayons.(© DR)


    La métropole a choisi d’interdire à la vente, en 2020, les cotons-tiges en plastique pour des raisons environnementales. Au fenua, même si une telle loi n’est pas encore prévue, l’évolution pourrait se faire naturellement vers des produits biodégradables et compostables dans les rayons. Côté sanitaire, il n’y a rien de plus déconseillé pour nettoyer ses oreilles, assure un médecin ORL.

    En France, la loi dite Biodiversité, définitivement adoptée en juillet dernier à l’Assemblée nationale, programme la disparition des cotons-tiges en plastique. Au 1er janvier 2020, seuls les cotons-tiges biodégradables et compostables seront autorisés à la vente.
    Au fenua, s’il n’est pas encore à l’ordre du jour du gouvernement de reprendre une telle mesure, il se pourrait que cela se fasse naturellement dans les rayons. En effet, il n’existe pas de production locale de bâtonnets ouatés. Il s’agit uniquement de produits importés, en majorité de France pour de nombreuses enseignes, mais aussi des États-Unis.

    L’un des déchets les plus trouvés sur les plages

    On peut donc imaginer que les cotons-tiges biodégradables, que l’on trouve déjà au fenua, deviennent légion si les importateurs continuent de se fournir au même endroit. Car les industriels français devront faire le nécessaire pour proposer des bâtonnets ouatés aux tiges faites de bois ou de papier biodégradable et compostable. Et du côté du pays de l’oncle Sam, le géant en la matière, Q-Tips, qui en vend plus de 800 par seconde, est déjà engagé dans une telle démarche environnementale. Reste à voir si son concurrent Johnson’s, également disponible au fenua, gardera ou pas ses bâtonnets en plastique.

    Cette mesure métropolitaine est le fruit du lobbying de Surfrider Foundation, une association créée en 1990 par des surfers basques, excédés de rencontrer des déchets sur leurs vagues favorites. En effet, très utilisés pour l’hygiène et le maquillage, les cotons-tiges figurent dans le triste classement des plus gros déchets retrouvés sur les plages et dans les milieux aquatiques.
    “En 2015, nous en avons ainsi retrouvé pas moins de 16 226 dans les rivières ou sur les littoraux européens. Mis bout à bout, cela équivaut à trois tours Eiffel et demie !”, confiait, il y a quelque temps, Antidia Citores, porte-parole de l’association Surfrider Foundation Europe, au journal Le Parisien.

    En cause, les utilisateurs qui jettent leurs bâtonnets ouatés dans les toilettes plutôt qu’à la poubelle. Une fois qu’ils ont rejoint l’océan, “non seulement ils relâchent des substances chimiques qui continuent de se diffuser dans l’environnement tout au long de leur durée de vie et viennent s’agglomérer au continent plastique, poursuivait Antidia Citores, mais, en plus, ils risquent de perforer les organes des oiseaux et des poissons qui les ingèrent”.

     

    médecin ORL

    V.H.­­

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