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Coup de poing, puis coup de pied au gendarme : 5 mois avec sursis

mardi 28 mars 2017

correctionnel justice

Passablement alcoolisé au moment des faits, le jeune homme a demandé pardon au gendarme. (© Florent Collet)

Coup de chaud pour les gendarmes de la brigade de Papara samedi dernier, dans la soirée. Appelés pour une bagarre dans un quartier familial au PK 36, ils se rendent vite compte de l’atmosphère ambiante.

Sur place, la tension est palpable. Un jeune homme présente une entaille de 2 centimètres après avoir reçu un coup de couteau. Deux gardes mobiles sont appelés en renfort. Ils assurent la protection de la victime qui attire la colère des habitants du quartier. Lorsque les gardes mobile arrivent, la situation semble s’être calmée, mais une vingtaine de personnes, particulièrement remontées, font leur retour pour en découdre avec la victime.

Pascal T. est le plus énervé d’entre eux. Ce n’est pas lui qui est l’auteur de l’agression au couteau, mais son visage ensanglanté témoigne qu’il a été victime de l’individu blessé au couteau. Cette même personne que les gardes mobile entourent pour lui assurer une protection face à la meute passablement alcoolisée.

Pascal T., lui, ne se plie pas aux injonctions des gendarmes qui lui demandent de s’éloigner. Bien au contraire. Il assène un coup de poing au thorax à l’un des gardes mobile qui le repousse avec sa matraque. Loin de se décourager et d’être effrayé par la menace du pistolet électrique que le gendarme a sorti de son fourreau, il met un coup de pied au visage de l’agent de la force publique, ce qui vaudra à ce dernier un jour d’incapacité totale de travail.

Il a donc recours à son taser pour calmer l’irascible Pascal T. et le renfort de deux gendarmes ne sera pas de trop pour ramener le calme dans la servitude.

Une fois l’effet des trois litres de bières absorbées durant la journée estompé, Pascal T. retrouve ses esprits et  présente ses excuses au gendarme. Jugé en comparution immédiate, hier, cet aîné d’une fratrie de sept enfants, titulaire d’un CAP agricole, n’a pas pu expliquer son geste. “Je ne savais plus quoi faire”, a-t-il simplement confié. Il sera également poursuivi dans l’affaire ayant mené à la blessure au couteau ultérieurement.

“En Polynésie française, on a du respect pour l’autorité et l’uniforme , a martelé le procureur de la République, Hervé Leroy, plus qu’en certains lieux de métropole. C’est ce qui a justifié un aggravement des peines avec un nouveau texte du 28 février. Les punitions contre ce genre de comportements doivent être sues et lues dans les archipels, on ne peut tolérer ce qui, entre guillemets, peut apparaitre comme une normalité.”

Le procureur de la République a requis 5 mois de prison avec sursis et l’obligation d’effectuer 140 heures de travaux d’intérêt général, d’exercer une activité et de soigner son addiction à l’alcool. Une réquisition qui a finalement été suivie par le tribunal.

 

F.C.

 

 

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