Coupe de France – Pontivy/Pirae samedi à Pater

    jeudi 12 novembre 2015

    Le GSI Pontivy, club de CFA 2 et adversaire de l’AS Pirae, samedi, au stade Pater, dans le cadre du septième tour de la Coupe de France, s’est régulièrement distingué dans l’épreuve. Le club breton a, en effet, multiplié les exploits dans les années 1990-2000. Mais, depuis, les joueurs du Morbihan ont connu des parcours anonymes et ont fait l’ascenseur en championnat entre CFA et CFA 2.
    Garde Saint Ivy Pontivy a déjà croisé la route d’un club tahitien en Coupe de France, et cela ne rappelle pas de bons souvenirs à l’AS Tefana qui s’était fait étriller (5-1) sur le terrain du club morbihannais en 2012. Et rappelons que le club breton n’avait pas non plus réussi au football néo-calédonien lorsqu’il était allé s’imposer 4-3 à Nouméa face à l’AS Magenta en 2004. Toutefois, le GSI Pontivy semble, aujourd’hui, plus prenable qu’il ne l’était en 2012 si l’on se réfère à son parcours de ces dernières années, et à un début d’exercice 2015-2016 marqué par une série de défaites et la dernière place du groupe A de CFA 2. Elles datent désormais les belles heures du GSI Pontivy qui s’était fait une spécialité de la Coupe de France en disputant six 32es de finale (1993, 1994, 1996, 2000, 2005, 2007), trois seizièmes (1996, 2000, 2007) et un huitième de finale (2000).
    Et à l’issue du tirage au sort, le 28 octobre dernier, l’AS Pirae pouvait estimer qu’elle avait hérité d’un adversaire à sa portée. Après six journées, les Bretons comptaient cinq défaites pour un nul et n’avaient marqué que deux buts pour dix encaissés. Descendu de CFA en fin de saison dernière, Pontivy avait pour objectif de ne pas traîner en CFA 2. Mais cette ambition ne semble plus d’actualité.
    Ses dirigeants, conscients que la situation était alarmante, ont décidé de renforcer l’équipe dans le secteur offensif. Et cela a payé puisque lors de la dernière journée de championnat, Pontivy s’est imposé 4-1 contre Laval B. L’arrivée de l’attaquant sénégalais Khassimirou Diop, qui a été pro à Nantes à l’époque où les Canaris évoluaient en Ligue 2, qui est passé par Bayonne en National et qui vient de remplir deux saisons pleines à Cholet qui a accédé au CFA en fin de saison dernière, a nettement renforcé le potentiel offensif de Pontivy. Et comme l’attaquant Gilles Bray revient à son meilleur niveau après des mois de galère pour blessure, les Vert et blanc (couleurs du club) sont transformés, ce que nous a confirmé leur entraîneur Nicolas Scourzic (voir ses propos).
    Ce n’est donc pas une équipe dans le doute que Pirae trouvera sur sa route samedi, mais bien un groupe qui a retrouvé de la confiance.
    Et même le fait de jouer à 14 heu-res par une forte chaleur ne paraît pas inquiéter les Bretons comme l’a souligné l’entraî-
    neur de Pontivy : “On joue régulièrement sous la pluie et avec des températures frigorifiques, alors évoluer sous le soleil et par une température estivale, on est preneur.” Pirae est prévenu, l’équipe de Pontivy est engagée dans une dynamique positive.

    Patrice Bastian

    Nicolas Scourzic Entraîneur de Pontivy : “Une expérience enrichissante”

    Après un début de saison totalement raté, votre équipe semble rebondir, comment l’expliquez-vous ?
    Il est vrai que l’on a connu un début de saison catastrophique qui était dans la lignée de notre fin de saison dernière, ce qui nous a conduit de CFA en CFA 2. À notre décharge, il faut souligner que l’on a entamé l’actuelle saison avec un effectif amoindri et que l’on a dû composer avec les graves blessures de nos deux principaux attaquants. Mais avec le retour de certains joueurs, notre qualité de jeu et nos résultats se sont améliorés. Mais c’est surtout l’arrivée d’un attaquant expérimenté qui nous a fait beaucoup de bien.

    Un but marqué lors des cinq premiers matches de championnat, puis cinq en deux journées, votre attaque paraît en effet transformée ?
    Le recrutement de Khas Diop il y a un mois, un ancien professionnel de Nantes et qui jouait auparavant à Cholet, nous a beaucoup apporté. Et puis, Gilles Bray, un ancien du club qui était blessé depuis six mois, a réintégré l’équipe et cela aussi nous a été bénéfique.

    Pontivy a la réputation d’une équipe défensive, cautionnez-vous cela ?
    Compte tenu de nos problèmes d’effectifs et notam-ment en attaque, c’est contraint et forcé que l’on a dû adopter un schéma très défensif en début de championnat. On subissait donc beaucoup d’autant que l’on n’arrivait pas à tenir le ballon quand on en avait la possession. On a beaucoup travaillé dans ce domaine depuis, et surtout depuis un mois que l’on possède plus d’arguments en attaque. Et lors de nos dernières prestations, on a proposé un football plus ouvert et plus ambitieux.

    Un long déplacement à Tahiti en cours de saison, ne craignez-vous pas que cela laisse des traces et casse vo-tre bonne dynamique de ces dernières semaines ?
    Cela faisait plusieurs années que l’on était candidat à un déplacement en outre-mer et lorsque le tirage au sort nous a offert Tahiti, on a tous été emballés. Tous les joueurs ne se fréquentent pas forcément en dehors des terrains et ce séjour à Tahiti va déjà avoir l’avantage de renforcer la cohésion au sein du groupe. Et puis on découvre une autre facette du football, à savoir une vie de professionnels. On est logé dans un bel hôtel, on s’entraîne deux fois par jour et pour les amateurs que nous sommes, c’est un autre monde. Alors, bien sûr, le long voyage vers Tahiti c’est beaucoup de fatigue, mais vivre une telle expérience est très enrichissant.

    Vous vous êtes renseigné sur votre adversaire, Pirae ?
    Depuis le tirage au sort, je regarde leurs résultats. Et je sais que Marama Vahirua, qui joue à Pirae, est un peu l’idole de tout le monde à Tahiti. J’ai également appris que plusieurs joueurs évoluent dans la sélection tahitienne de beach soccer qui est l’une des meilleures du monde. Je suppose que Pirae a de belles qualités techniques à l’image de Marama. Mais le principal repère que j’ai par rapport au football tahitien, c’est l’équipe de Tefana que nous avions rencontrée en 2012 en Coupe de France et que nous avions battue 5-1 sur notre terrain. C’est de bon augure même si le Pontivy d’alors était supérieur à celui d’aujourd’hui.

    Propos recueillis par P.B.

    A savoir

    Tarif unique
    Le prix des billets d’entrée
    au stade Pater a été fixé à 200 Fcfp, samedi, pour le match de Coupe de France et quel que soit le type de tribune occupée.

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