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Coupe du monde -Les Bleus et Vai’ete sur le toit du monde

lundi 16 juillet 2018

vaiete foot champion du monde

Champions du monde ! (© Christophe Cozette)


3 000 personnes se sont donné rendez-vous place Vai’ete, hier matin, pour assister à la finale de la Coupe du monde de football sur un écran géant. Des centaines de supporters des Bleus avaient également envahi les bars avoisinants. Tout comme en 1998, le fenua a fêté la victoire de l’équipe de France, une bonne partie de la matinée.

Quelle ambiance ! Pour la première fois, pour la troisième finale de Coupe du monde de football de l’équipe de France après 1998 et 2006, Papeete avait sa fan zone, place Vai’ete, à l’instar de nombreuses villes de France et de Navarre, pour encourager les Bleus face aux redoutables et redoutés Croates. Plus de 3 000 personnes s’étaient donné rendez-vous aux aurores pour assister au lever du jour, après 90 minutes d’un match fou, à la consécration française.

La France remporte ainsi sa seconde étoile et rejoint le club très fermé des multi champions du monde. Vai’ete, 4:35. La place était encore humide du nettoyage donné après le passage des roulottes, Papeete se levait à peine hormis les noctambules et ces derniers commençaient à rejoindre ceux à peine réveillés, place Va’iete, paradis des roulottes, devenue un bon matin de juillet, lendemain de Fête nationale, le terrain des supporters de l’équipe de France désormais appelés Footix.

Peu à peu, en famille, entre amis, armée d’un drapeau et/ou des couleurs bleu-blanc-rouge, la Polynésie commençait à s’installer pour soutenir cette version 2.0 de l’équipe black-blanc-beur de 98, cette sixième équipe africaine comme certains l’ont appelée, injustement.

 

 

Autant de Polynésiens à Vai’ete que de Français à Moscou

 

 

Car c’est bien de l’équipe de France qu’il s’agit et à quelques minutes du coup d’envoi, Vai’ete s’est mise debout, pour chanter en choeur la Marseillaise, à 18 000 km des Champs-Élysées et sans doute tout autant, du stade Loujniki à Moscou, en présence des présidents et présidente russe, français et croate.

Ici, ce sont le président Fritch accompagné de plusieurs de ses ministres – Nicole Bouteau, René Temeharo, Jean-Christophe Bouissou – et le haut-commissaire René Bidal, qui ont rejoint le peuple polynésien, assis, simplement, parmi lui. Tous croyaient en la victoire.

“Oui, je ne pensais pas que l’écart allait être si important, je ne pensais qu’à un but d’écart”, a confié Édouard Fritch à La Dépêche de Tahiti, ravi et fervent supporter, à la fin du match soulignant, tout comme le représentant de l’État, cette Polynésie unifiée, en liesse, derrière la Nation (lire ci-dessous).

“Vous avez tout ce monde ce matin, c’est super, quelle unité”, a commenté le président du Pays, surpris de l’engouement populaire, vrai fan hurlant, sautant, comme on les aime. “Il y a eu tellement de demande qu’on s’est dit que la place Vai’ete conviendrait pour rassembler un maximum de monde”, a confié son ministre de l’Équipement, René Temeharo, à la mi-temps. Serein lui aussi, ce qui ne l’a pas empêché de vivre ce match “avec beaucoup d’enthousiasme”, il a vu juste. “Espérons qu’à la seconde mi-temps, on creusera l’écart”, a-t-il prédit alors
que la France menait 2 buts à 1.

 

 

Et la lumière est venue de Pogba et Mbappé

 

 

Mais quel match étrange. Sous l’oeil de l’Île de Batz, le navire câblier qui n’a pas encore déroulé l’internet dans les îles, les Polynésiens de Vai’ete étaient connectés en haut débit à Moscou. On a sauté de joie au premier but contre son camp de Mandzukic en faveur de la France – Édouard Fritch est venu, bras au ciel, embrasser René Bidal, à quelques spectateurs de là –, on a tremblé à l’égalisation 10 minutes plus tard avant de rebondir à nouveau pour le penalty de Griezmann, avant de souffler 15 minutes à la mi-temps, en attendant un “vrai” but tricolore.

Et puis, Vai’ete a retenu son souffle, vibré, stressé dès la reprise mais plus les étoiles disparaissaient du ciel polynésien, plus la seconde étoile des Bleus se profilait à l’horizon. Et puis la lumière est venue, une première fois mais en deux temps par Paul Pogba d’une superbe reprise puis par Mbappé six minutes plus tard.

Vai’ete explose de joie mais quatre minutes plus tard rit jaune, avec le loupé du goal français, qui fait remonter la Croatie à 2 buts d’écart. On retient son souffle, on sert les dents, on regarde le temps réglementaire toutes les secondes et c’est, enfin, le coup de sifflet final, la France est championne du monde. Vai’ete et ses 3 000 spectateurs sont en liesse, tout comme les centaines de clients des bars avoisinants.

Rejoints par certains aux premières lueurs de l’aube, les supporters restés dans des établissements payants ont ensuite chanté, bloqué une partie du front de mer, lancé des fumigènes, dansé et même joué de la trompette sur une camionnette de la gendarmerie, jusqu’à plus soif.

Ces scènes de joie, enivrées ou pas, sentaient bon la victoire, la victoire de tout un peuple rassemblé, unifié, derrière son équipe nationale. Et que c’est bon !

 

Christophe Cozette

 

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Premier but, le premier rang exulte. (Photo : Christophe Cozette)

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Édouard Fritch.

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Mbappé, égalité, fraternité. (© Christophe Cozette)

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Un drapeau bleu-blanc-rouge, tendance pareu. (© Christophe Cozette)

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Supporters des Bleus, jusqu’au bout de la route. (© Christophe Cozette)

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(© Christophe Cozette)

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On ne perd pas un selfie pour une telle journée mémorable. (© Christophe Cozette)

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Nave les Bleus ! (© Christophe Cozette)

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Deux étoiles pour un même drapeau. (© Christophe Cozette)

 

 

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