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Cour d’appel : Pakalolo, réseau de trafiquants et épilepsie…

vendredi 16 décembre 2016

tribunal appel

Deux prévenus comparaissaient ensemble en appel, hier matin, pour deux affaires distinctes, mais pour lesquelles ils étaient tous deux mis en cause pour leur appartenance supposée à un réseau de trafic de pakalolo. (© Claude Jacques)

 

Deux prévenus comparaissaient ensemble en appel, hier matin, pour deux affaires distinctes, mais pour lesquelles ils étaient tous deux mis en cause pour leur appartenance supposée à un réseau de trafic de pakalolo.

Condamnés tous les deux en première instance à 12 mois de prison, ces deux hommes, qui vivent sur la côte est de Tahiti, ne nient pas avoir consommé du cannabis et, à l’occasion en avoir vendu, mais ils nient avoir été des fournisseurs réguliers qu’ils sont soupçonnés d’être suite à des dénonciations.

Leur implication potentielle aurait été découverte par les gendarmes suite à une procédure pour vol et à la mise au jour d’un réseau au cours de laquelle leurs noms sont apparus. Les deux hommes disent ne pas avoir fait connaissance avant le jugement en première instance, en septembre 2013.

Le cas d’A.B. a permis en tout cas à son avocat de soulever une clause qui a surpris le président de la cour. Déjà condamné pour des faits similaires à des travaux d’intérêt général, l’homme justifie sa consommation par un besoin de soulagement qui lui aurait été “conseillé” par son médecin. Il est en effet sujet à des crises d’épilepsie. Son conseil a également rappelé que celui-ci avait subi un traumatisme crânien et qu’il était médicalement suivi depuis 2003.

“Sans vouloir rentrer en guerre” contre la législation anticannabis, le conseil – estimant qu’il y a là “un vrai débat” – a rappelé des travaux scientifiques indiquant que cette plante pouvait être considérée comme utile en thérapie alternative dans des cas d’épilepsie. A.B., selon ses dires, assure n’avoir revendu de l’herbe qu’aux fins de pouvoir payer sa propre consommation.

Quant au deuxième prévenu, J.T., il reconnaît lui aussi fumer du paka, en avoir détenu à son domicile et en avoir fourni à l’occasion à des surfeurs hawaiiens qu’il guide à Tahiti dans leur découverte des spots de l’île. Mais il nie être un revendeur du réseau incriminé – comme l’a affirmé “un simple témoin” lors de l’enquête. Il assure également ne connaître aucun des autres prévenus rencontrés lors de la première audience. 

Non condamné et disposant d’un casier judiciaire vierge, il demande – comme A.B. – à être jugé pour des faits dont il serait coupable, mais non sur la base des dénonciations portées contre lui. S’il reconnaît encore fumer du paka, il a par ailleurs assuré au président faire des efforts pour diminuer sa consommation.

L’avocat général a maintenu les réquisitions du parquet. L’affaire a été mise en délibéré pour le 23 février prochain. 

 

C.J.

 

 

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