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COUR D’APPEL – Un plongeur devient paraplégique après un accident à Rangiroa

vendredi 14 septembre 2018

justice tribunal

(© archives LDT)

“S’il y a des règles, ce n’est pas pour rien. J’exerce ici depuis neuf ans et chaque année, il y a un accident de plongée qui finit devant le tribunal pour homicide ou blessure involontaire.”

C’est le constat de l’avocat général dans le dossier jugé hier par la cour d’appel mettant en cause N.B., qui était en 2012 directeur d’un centre de plongée à Rangiroa et guide de la palanquée au cours de laquelle les membres d’une équipe américaine de tournage ont, selon la justice, été mis en danger par N.B. qui a violé des obligations de sécurité pouvant conduire à la mort ou une infirmité permanente.

Si l’un caméraman évasané à Papeete et placé en caisson de décompression s’en sort sans séquelle, son collègue est aujourd’hui paraplégique.

Tandis que la justice américaine lui a accordé 800 millions de francs de dédommagement, le tribunal de Papeete avait condamné N.B. en première instance à quinze mois de prison avec sursis et l’interdiction d’exercer le métier de moniteur pendant un an. Une décision dont il a fait appel contestant être responsable, ses avocats ont d’ailleurs plaidé la relaxe hier.

En mars 2012, une équipe de tournage vient à Rangiroa pour tourner un film promotionnel mettant en avant du matériel de plongée. Dès le début de la plongée, l’un des caméramans éprouve un problème avec son masque, il remonte, puis repart avec son camarade. Ils se décident à rejoindre le reste de l’équipe qui n’est plus là.

Pour se faire, les deux hommes descendent à 63 mètres, bien plus profondément que ce que leurs niveaux de plongée leur permettent et bien en deçà de leur autonomie en oxygène.

Les avocats des victimes ont souligné qu’en tant que responsable de la sécurité des plongeurs, N.B. n’aurait pas dû les abandonner au profit de son rôle de figurant principal du clip publicitaire. Et de reprocher le manque de sérieux du prévenu qui avait prévu de les faire plonger au-delà de ce que leurs diplômes leur permettaient. Un argument qu’ont voulu balayer les trois avocats de N.B. dont le spécialiste des affaires de plongée qui a notamment rappelé que les caméramans sous marins étaient les plus expérimentés et savaient donc l’erreur qu’il commettait.

Des erreurs avouées par les victimes lors des premières déclarations mais qui ont changé au moment de devoir se confronter à la justice américaine selon un autre avocat de N.B..

L’avocat général a requis la même peine qu’en première instance, la ramenant toutefois à 12 mois, le maximum permis par les textes. L’arrêt sera rendu le 25 octobre.

 

F.C.

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