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CPS : une augmentation des salaires en discussion

jeudi 10 novembre 2016

CPS

Les salaires pourraient être augmentés d’1 % à la CPS, à condition de revenir sur des acquis sociaux. Les syndicats de salariés sont divisés. (© archives LDT)

 

 

Il y a une dizaine de jours, le conseil d’administration de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) a validé, dans le budget 2017 de l’organisme, une enveloppe de 20 millions de francs destinée à “éventuellement discuter d’une augmentation de salaires”.

À l’heure où la situation des branches assurance-maladie et vieillesse apparaît plus que préoccupante, une hausse du coût de fonctionnement de la Caisse risque de faire grincer plus d’une dent. “Je ne suis pas au courant, mais ça m’intéresse… Car le moins que l’on puisse dire, si c’était confirmé, c’est qu’il y aurait matière à débattre !”, lâche par exemple une chef de file du Tahoera’a.

“Pour l’instant, c’est zéro”, assure toutefois Yves Laugrost, président du conseil d’administration de la CPS. Mais il confirme qu’une progression de 0,75 % des salaires en 2017 pourrait être entérinée si le personnel acceptait, en “contrepartie”, de “revenir sur pas mal d’avantages”.

Plus précisément, l’augmentation envisagée serait de 0,5 % au 1er janvier et 0,5 % au 1er juillet, soit une hausse globale, à compter de 2018, de 1 % des salaires par rapport à aujourd’hui, selon Cyril Le Gayic, représentant de la CSIP, le syndicat majoritaire. Mais c’est loin d’être fait, quand on se rappelle qu’il y a un an et demi, la renégociation de la convention collective de la CPS, posée comme préalable au retour de l’État au financement du régime de solidarité, avait fortement contribué au déclenchement de deux semaines de grève massive des salariés.

“À la réunion, la CSIP, suivie par Otahi et O oe to oe rima, s’est dite opposée au chantage concernant la suppression d’acquis”, indique d’ailleurs aujourd’hui Cyril Le Gayic. Sans s’exprimer sur les voyages administratifs ou le régime de remboursement favorable dont bénéficient les salariés de la CPS, il rappelle que la prime d’assiduité qui leur est versée en fin d’année, minorée à compter de plus de trois jours d’arrêt maladie par an, est “la seule prime de fin d’année” qui existe à la caisse, “quand d’autres entreprises ont un 13e mois et une prime d’intéressement”.

Surtout, le principal point d’achoppement serait, d’après lui, la révision envisagée de l’article 15 de la convention collective. “On nous dit : on vous augmente si en contrepartie vous acceptez qu’on déroge au principe du recrutement de personnels extérieurs par concours. Ça voudrait dire des embauches à la discrétion de la direction”, s’agace le syndicaliste. “Nous, ce qu’on veut, c’est éviter le copinage.”

 

“Les salariés font plus avec moins”

 

 

De son côté, A tia i mua ne se serait pas encore positionné, tandis que la CSTP/FO et le syndicat des cadres seraient partisans d’une hausse des salaires.
Une éventuelle revalorisation trouverait par ailleurs sa justification par “un parallélisme des formes” avec le dégel de l’indice des fonctionnaires opéré cette année, d’après Gilles Yau, vice-président du conseil d’administration de la CPS. Si elle est bien chargée d’une mission de service public, la CPS est néanmoins une personne morale de droit privé. “Les salariés ne sont pas fonctionnaires, certes, mais c’est effectivement un parallélisme des formes”, répète Yves Laugrost.

“La dernière augmentation de salaires à la CPS, c’était un rattrapage des salaires inférieurs au Smig, donc en réalité, ça fait cinq ans qu’ils sont gelés”, note encore le président du conseil d’administration. “Or, dans le même temps, des efforts ont été faits, le coût de fonctionnement a baissé régulièrement. En d’autres termes : les salariés font plus avec moins. Donc ça ne serait pas un scandale de les augmenter. À un moment, il faut peut-être lâcher du lest pour éviter de les prendre pour des cons.”

Certaines voix, en interne, estiment pourtant que “ce serait un peu indécent, vu les salaires (déjà confortables à la CPS, NDLR), et alors que les entreprises qui s’acquittent des cotisations sont en difficulté et que les pensions de retraite n’ont, elles, pas augmenté depuis des années”.

 

M.G.

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