CPS : Édouard Fritch appelé à arbitrer le conflit

    jeudi 26 mars 2015

    La grève à la CPS a entamé hier son deuxième jour de conflit. L’accès à la Caisse était toujours impossible hier, la faute à la direction selon les grévistes, la faute aux grévistes selon les non-grévistes. L’intersyndicale en appelle au président Fritch pour arbitrer le conflit. Les grévistes sont toujours mobilisés pour faire aboutir leurs revendications. Rappelons que celles-ci portent sur les points suivants : Non respect du protocole de levée du préavis de grève en date du 8 mars 2015 ; la restructuration de la direction générale de la CPS ; la pérennité du système de protection sociale et le respect des droits et des acquis des agents de la CPS.

    L’intersyndicale n’ayant visiblement pas envie de discuter avec la direction de la CPS et celle du conseil d’administration de la Caisse, celle-ci se tourne dorénavant vers le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, pour tenter de débloquer la situation. C’est ce qu’a fait ce dernier en adressant un courrier au président du conseil d’administration de la CPS le 23 mars l’informant de la modification du paragraphe 4 de l’article 2.1 de la convention relative au retour de l’État au financement de l’État. C’est ainsi qu’Édouard Fritch confirme que le paragraphe contesté par l’intersyndicale ainsi rédigé : « finaliser la renégociation de la convention d’entreprise CPS et, dans cette attente, utiliser toutes les marges de manœuvre possible pour dégager des gains de productivité » a « évolué à ma demande et en accord avec les représentants de l’Etat et il n’est plus fait mention de la convention d’entreprise » et de conclure « je pense que cette initiative est de mesure à ramener les représentants des salariés à la table des négociations pour une conclusion heureuse de ce conflit ».

    Du côté des syndicats on ne partage pas la conclusion du président Fritch et l’on s’interroge comme le précise Ronald Terorotua sur les réelles intentions de l’État : « L’État semble d’accord pour retirer le paragraphe dans le contrat de projet qui mentionne la remise en cause des acquis sociaux des agents de la CPS, mais en contre partie il demande que le territoire prenne en charge tous les contrats CEAPF (fonctionnaires du corps de l’État pour l’administration de la Polynésie française), soit plusieurs milliers de salariés aujourd’hui. A mon avis cette contrepartie exigée par l’Etat n’est pas réalisable dans le contexte économique actuel et cela interpelle sur la marge de manœuvre dont dispose Edouard Fritch vis-à-vis de l’Etat pour gérer le pays ».

    En ce qui concerne la poursuite du mouvement, Ronald Terorotua indique que la solution au conflit est à trouver du côté de la présidence du Pays : « On n’a pas décidé au préalable que ce mouvement devait durer dans le temps. Tout dépend du président du gouvernement. C’est lui qui détient les clefs pour mettre un terme au conflit. Je m’interroge également sur le fait que parmi les 74 recommandations de l’IGAS, celle concernant la convention collective ait été retenue par l’État. Nous ne sommes pas contre un toilettage de la convention collective, encore faut-il argumenter pour demander à revoir la convention collective. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que dans le préavis de grève figure la validation du budget de fonctionnement de la CPS qui apparemment est en deuxième lecture. Nous demandons que le gouvernement soit également à l’écoute des syndicats et ne se contente pas de prendre avis de la direction de la CPS ou des conseillers de la présidence ».

    L’intersyndical en appelle donc à l’arbitrage du président du gouvernement comme le confirme Ronald Terorotua : « Depuis mardi, je crois savoir que Patrick Galenon est en discussion avec le directeur de cabinet du président Fritch à ce sujet et nous attendons une réponse de sa part ». Quant à la mobilisation des grévistes, Ronald Terorotua confirme qu’elle est toujours aussi forte : « les grévistes sont toujours aussi motivés. Ils sont toujours aussi nombreux devant les grilles de la CPS. Ce matin, la direction a demandé aux non grévistes de venir pointer tous les matins dans les agences de la CPS, ce qui est une marque d’anti-syndicalisme et nous verrons cela en temps opportun ».
     
    Pascal Martin

    Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche du jeudi 26 mars ou au feuilletage numérique.

    Accès aux services de la CPS

    Dans un communiqué de la CPS adressé aux rédactions, la CPS rappelle que « les accès au siège de Mamao sont bloqués par les grévistes et des personnes extérieures empêchant les agents non grévistes, -estimé selon la direction à plus de la moitié du personnel-, d’accéder à leur poste de travail ». Par ailleurs, la CPS précise que pour « la sécurité de nos outils de travail et bases de données, le bâtiment est placé sous la surveillance de notre service de gardiennage ».
    La direction de la CPS confirme également que « toutes les antennes CPS de Polynésie française sont ouvertes pour l’accueil des assurés, notamment en ce qui concerne les évasans inter-îles. Pour les évasan en métropole les assurés doivent prendre contact avec Europ Assistance en charge des dossiers. En ce qui concerne le bus de la CPS, celui-ci sera positionné aujourd’hui à la mairie de Punaauia.
    De son côté, l’intersyndicale confirme avoir mandaté un huissier de justice pour constater que l’accès à la CPS n’est pas bloqué et que le blocage est le fait de la direction.
     

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-03-30 13:28:00
    Drôle d'ô-to-nô-my péridentielle locale hohoohohoho : "C’est ainsi qu’Édouard Fritch confirme (...) Du côté des syndicats (...) l’on s’interroge (...) sur les réelles intentions de l’État (...) hihihihihihi

    Ce n'est plus ménager la chèvre et le chou mais voguer de Charybe en Scylla hahahahaha

    Et encore, Ronald TEROROTUA n'ose même pas mettre le non-DROIT des 80 000 crève-la-faim français de la française Polynésie dans la pirogue-qui-coule hahahahaha

    rollstahiti@gmail.com
    Anti Syndicaliste 2015-03-26 18:11:00
    Bravo Paul Conscience et encore je trouve que tu es poli. Tu les vois a la TV ces gras du bide qui viennent nous expliquer l'économie. Certains sont condamnés par la justice et nous emmerde toujours tout comme l'autre croulant qui veut un nouveau status de pays associé. Pire que des miconias
    Paul conscience 2015-03-26 13:01:00
    Cela me fait plaisir de voir que ce mouvement de grève m’a encore exacerbé et cela attise ma curiosité critiques de la société polynésienne.
    Comme vous, je pense effectivement que la direction et le président du CA de la CPS ne doivent pas céder devant les revendications ingérables des syndicats et des salariés grévistes dont le plupart se planquent dans les cafés et snacks aux alentours de la CPS, qui n’ont même pas « les couilles » de se montrer et d’afficher leurs convictions.
    Ayez un peu de courage les grévistes !
    Quand on fait grève, on doit se mettre devant les grilles. On verra bien si vous représentez les 2/3 du personnel.
    C’est encore une franche rigolade si on fait le décompte réellement il y avait des salariés non gréviste privés de leurs outils de travail par ses Zoulous mal torchés ,qui ne savent pas faire une simple soustraction cela ne vous permet pas de légitimé vos propos d’une grève réussie , la conclusion, je me pose quelque questions : sont ils capables de comprendre un bilan déficitaire à 10 chiffres ou bien d’analysés les futurs enjeux de la CPS et l’impact négatif sur le paysages polynésiens si on tarde à restructurer ?
    Waouh ! et ils veulent me faire croire qu’ils peuvent sauver la CPS, sont ils vraiment cons à ce point là ?
    Et les bonobos syndicalistes que vous êtes , parlons chiffres combien coute votre grèves deux balles à la collectivité et qui va payer les pots cassés ? Oh pardon j’avais oublié que vous ne savez pas compter l’argent des cotisants mais à contrario vous savez faire une simple addition quant ils s’agissent de défendre les intérêts de quelque cadres (délégués syndicaux peu scrupuleux) désirant partir à la retraite avec indemnités de départ supplémentaire ou bien désirant ne pas être mis à la retraite à l’âge légal sur le dos de la collectivité.
    Le problème à force de tirer sur la corde raide elle finira par céder ; J’ai un message pour ces grévistes de la CPS qui se croient à l’abri ; ne croyez pas que cette grève est anodine, Il y aura forcement des comptes à rendre ! Quand le moment viendra ou des décisions de licenciement se profilera pour maintenir la CPS hors de l’eau ! Vous serez les premières victimes de votre immaturité déplacée car à mon avis les non grévistes ont du acter leur présence, ceci dit certains sont conscient qu’un salaire de nos jours est une question de survie.
    Je vous conseil de lire les réseaux sociaux qui ont des propos très dur mais juste ; concernant ces grévistes opportunistes
    Vu le peu de considération pour ceux qui ont perdu leurs emploies n’oublie pas que ces gens là ont été des cotisants ils étaient des salariés comme vous ! Grévistes fainéants que vous êtes !
    Vu le peu de considération pour ces jeunes diplômés bac+2+3+5+7 sans visibilité d’avenir pas d’emploie (n’oublie pas un vieux cadre handicapé des neurones surpayé qui dégage = 2 jeune bac+5 embauchés moitié prix ! crise oblige ! choix quantitatif et qualitatif ! au lieu de se taper actuellement des supers branleurs qui tressent au boulot mon dieu on fait dans le mélodrame à l’eau rose sortez vos mouchards)
    Vu le peu de considération pour les salaries et le patronat cotisant à qui l’on demande de faire des efforts pour maintenir un système déficitaire qui va s’écrouler ; n’oublie pas grévistes salariés pigeonnés à la sauce des syndicons nique ton staff de la confiserie TPMG (Tout Pour Ma Gueule) que la boite ou tu travail est en difficulté il est peut être déjà trop tard, certains seront licenciés d’offices, je vous laisse deviner qui sera gardés ? et qui sera virés ? Les branleurs ou les bosseurs ? , une fois que tu seras de l’autre coté de la barrière des virés ! ne compte pas sur les syndicalistes ! Ils vous laisseront crevés dans l’indifférence !)
    N’allez surtout pas expliquer à cette population le maintient de certains privilèges dans vos conventions collectives ou de vos états d’âmes avec la direction ou d’arguments bidonnés basé sur du chantage, vous savez c’est dur d’entendre des enfants gâtés se plaindre et d’avoir un boulot bien rémunéré ! Enfin compte regarder la réalité en face la population se fout pas mal de votre grève à deux balles mais par contre ils savent très bien ce qu’ils vous paient pour un service couteux revu à la hausse et la cerise sur le gâteau pour des prestations revu à la baisse. Une question me vient à l’esprit ; combien de temps durera ce petit manège ou on se voile la face, Je suppose qu’il doit exister des outils de simulations financières permettant de prévoir un délais de cessation de paiement de tel service au sein de la CPS , ces documents ont bien circulé au main de ses syndicons nique ton staff qui siège au CA et ce qui m’interpelle pourquoi ils ne sont pas capables d’expliquer cela a leurs délégués syndiconnards et eux-mêmes pas capables d’expliquer le problèmes au salariés syndidéconnés de la CPS. EN BREF, TOUS CELA ET UN JEUX DE CON FROMENTAIENT PAR DE VRAIS CONNARDS A LA MESURE DE LEURS EGOS CHERCHANT A JUSTIFIER LEUR CONNERIE ET BIEN SUR, ILS PRENNENT TOUS LE MONDE POUR DES CONS ( le directeur, le CA, le président du pays, gouvernement, ministre, représentant de l’état, les non grévistes, les cotisants, soit la majorité de l’opinion public qui ne se plient a la DICTATURE DE SES SYNDICONNARDS)
    Je suis passé devant vers 17 h hier et surprise ceux qui montent la garde, ne sont pas grévistes de la CPS, mais des bougnoules envoyés par les centrales syndicales, juste des chiens de garde pour faire le sale boulot allez y prenez des photos ils ne sont pas beau à voir, ils sont à l’image de leurs leaders (bêtes, cons,méchants et moches).
    .
    Punu 2015-03-26 10:38:00
    Pour du personnel soit disant brimé, ils sont bien souriants..... Franchement, ils ne doivent pas beaucoup bosser, le stress, ils ne savent pas ce que c'est, rejoignez nous dans le privé.....

    J'espère que le gouvernement et la direction de la caisse ne céderont pas, par respect pour les cotisants et non grévistes , ces derniers sont bien conscient de la chance qu'ils ont d'avoir un emploi stable et bien rémunéré..

    A lors oui à la suppression des billets d'avion et au non paiement des jours de grève.

    NB : grévistes, si vous êtes si malheureux, démissionnez, des centaines de personnes n'attendent que cela pour travailler
    SIRE 2015-03-26 07:53:00
    Revendications des syndicats:

    1) Non respect du protocole de levée du préavis de grève en date du 8 mars 2015
    2) restructuration de la direction générale de la CPS
    3) pérennité du système de protection sociale
    4) respect des droits et des acquis des agents de la CPS.


    Avis de Ronald McDonald :

    1) A mon avis cette contrepartie exigée par l’Etat n’est pas réalisable dans le contexte économique actuel et cela interpelle sur la marge de manœuvre dont dispose Edouard Fritch vis-à-vis de l’Etat pour gérer le pays ».

    2) Tout dépend du président du gouvernement. C’est lui qui détient les clefs pour mettre un terme au conflit.

    3) Nous ne sommes pas contre un toilettage de la convention collective, encore faut-il argumenter pour demander à revoir la convention collective

    4) faut pas oublier que dans le préavis de grève figure la validation du budget de fonctionnement de la CPS

    5) Nous demandons que le gouvernement soit également à l’écoute des syndicats

    6) la direction a demandé aux non grévistes de venir pointer tous les matins dans les agences de la CPS, ce qui est une marque d’anti-syndicalisme


    Bref on le voit, on l'entend, on le lit :

    Ce Ronald ne sait pas trop ce qu'il veut, pense un peu tout et n'importe quoi, manque de tact lorsqu'il s'adresse au Président du Pays, ne comprend pas pourquoi l'ETAT à un droit de regard sur l'argent qu'il donne, et a besoin d'aide pour terminer sa grève.

    Un Mec comme ça pour défendre vos inérêts, va falloir réfléchir aux prochaines élections syndicales.

    Nous aussi arborons notre pancarte : JE SUIS ANTI-SYNDICALISTE
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