CPS : les représentants du personnel répondent à Régis Chang

mardi 7 avril 2015

À l’occasion d’une conférence de presse, lundi après-midi, les représentants du personnel de la CPS ont tenu à mettre certaines choses au point. Dans un premier temps, ils sont revenus sur les déclarations de Régis Chang dans La Dépêche de Tahiti du 4 avril. Selon celui-ci, “la décision” qui a fâché les représentants du personnel et qui a conduit à la grève concerne une décision prise par le gouvernement et validée par le conseil d’administration (CA) d’appliquer la mise d’office à la retraite des salariés qui respectent le code du travail. “Dès que j’ai eu connaissance de cette décision, expliquait Chang, j’ai mis en garde le CA que cette décision allait concerner des délégués syndicaux de la Caisse”.
Pour les représentants du personnel, “cette impression n’engage que Régis Chang, nous nous sommes mobilisés pour trouver des solutions afin de réduire le malaise socioprofessionnel. Il faut rappeler que la mise en place du dispositif de mise d’office à la retraite a été proposée au Conseil d’administration par Régis Chang lui-même. Beaucoup d’agents à la CPS sont concernés par la mise d’office à la retraite prévu par le code du travail, validée en comité d’entreprise CPS en novembre 2013, sous réserve de considérer les contraintes familiales/financières de ces agents. Il a été demandé de respecter cet engagement pour ces agents qui par ailleurs, détiennent un savoir-faire et une expertise pour la CPS non négligeable.”
Les représentants ont également tenu à rappeler les motivations de leur mouvement qui entre ce matin dans sa quinzième journée : ils dénoncent le malaise socioprofessionnel que subit la CPS depuis des années, notamment à cause d’un “management de la direction inapproprié” et “des attaques externes injustifiées à travers les médias/réseaux sociaux”. Ils veulent aussi montrer “que les salariés de la CPS ont fait des efforts et sont prêts à faire des efforts supplémentaires à condition que cela s’inscrive dans un effort collectif avec toutes les autres entreprises et non pour répondre à un simple besoin d’affichage politique.”
Ils regrettent enfin que la direction ait refusé une rencontre hier, “pour raisons familiales”, alors que “d’autres entreprises sur le fenua ont eu la chance d’avoir une direction responsable à l’écoute des grévistes permettant de trouver un terrain d’entente.” Ils estiment que le président du conseil d’administration de la CPS et le directeur de la CPS “ont volontairement fait traîner les négociations par tous les moyens”, comme l’assignation des représentants du personnel.

LDT

Pito 2015-04-07 13:25:00
Dans le privé nous ne pouvons plus faire d'effort, nous sommes étranglés. Par contre à la CPS ils peuvent faire des efforts, ils vivent dans le luxe et leurs avantages sont considérables et de plus payés par les cotisants, alors messieurs les syndicalistes un peu de retenu dans vos propos, si sur les réseaux sociaux il y a des remarques qui ne vous font pas plaisir, c'est que les internautes en ont marre de vos grèves pour sauver vos privilèges et arrêtés de nous faire croire que vous vous battez pour nous il y a longtemps que l'on ne vous croit plus. La seule façon de sauver notre CPS c'est de tout remettre à plat et nous séparer de tous le personnel qui ne veut pas travailler un point c'est tout.
tsetse 2015-04-07 13:19:00
Les syndicalistes ont trouvé le moyen de sauver la CPS. Il fallait y penser. En faisant la grève, ils font économiser à la CPS une masse salariale conséquente. Continuez. Cela ne perturbe pas trop la CPS qui , contrairement aux entreprises privées, ne perd pas en chiffre d'affaire.
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