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Crash de Moorea : une cérémonie à Papeete

mardi 8 août 2017

crash air moorea

Comme chaque année, les proches des victimes marqueront ce triste anniversaire. (© archives LDT)

Le 9 août 2007, le vol 1121 d’Air Moorea disparaissait au large de l’île Sœur, une minute après son décollage de l’aérodrome de Temae, tuant les 20 personnes à son bord. L’association 987, qui réunit les familles des victimes, organise, demain après-midi, une cérémonie du souvenir au parc Paofai.

L’hommage aux disparus débutera à 17 heures, autour de la stèle, par l’allumage de 20 chandelles.

Nicolaz Fourreau, président de l’association, prononcera ensuite une allocution, qui sera suivie d’une prière œcuménique par le père Christophe.

Un orero sera ensuite donné et à 17 h 43, heure du coucher du Soleil, 20 couronnes de fleurs seront lancées à la mer.

Cet anniversaire tragique sera marqué par les familles des victimes et leurs proches alors que la saga judiciaire se poursuit. La cause de l’accident a été identifiée, comme la rupture d’un câble de la commande de profondeur du Twin Otter et un défaut de maintenance sur ce câble. L’instruction pénale a finalement été close en mars.

Le juge d’instruction avait ordonné le renvoi de six personnes devant le tribunal correctionnel mais a prononcé un non-lieu partiel concernant Guy Yeung, directeur du service d’État de l’aviation civile (SEAC), Andriamanonjisoa Ratzimbasafy, directeur du Groupement pour la sécurité de l’aviation civile en Polynésie française (GSAC), et le GSAC en tant que personne morale.

Les familles des victimes et le parquet avaient fait appel de cette décision et le 25 juillet, l’ordonnance de non-lieu partiel a été annulée pour les deux personnes physiques, mais pas pour la personne morale.

 

La fin des procédures en 2018 ?

 

Selon Nicolaz Fourreau, Guy Yeung et Andriamanonjisoa Ratzimbasafy se sont pourvus en cassation contre cette décision qui les renverrait en correctionnelle pour homicide involontaire, ainsi que six autres personnes. La Cour de cassation doit d’abord prononcer la recevabilité de ce pourvoi, mais si sa réponse est positive, cela retardera le procès en correctionnelle qui était prévu pour le début de l’année 2018.

Quant à la procédure au civil, dans laquelle les ayants droit des victimes réclamaient 2,4 milliards de francs de dommages et intérêts, elle avait abouti à la condamnation d’Axa, assureur d’Air Moorea, pour un montant beaucoup plus léger. Les familles ont fait appel de cette décision et Nicolaz Fourreau indique que l’audience de la cour d’appel aurait lieu en septembre.

Au-delà des procédures, il reste la douleur des proches, dont certains n’auront pas la force d’assister à la commémoration.

Pour eux, les dix années écoulées ont été à la fois très courtes et très longues, et ce dixième anniversaire est attendu avec “beaucoup d’appréhension”, peut-on lire sur la page Facebook de l’association.

Demain sera le temps du recueillement, pas de la polémique. Tous ceux qui veulent se joindre aux familles le temps d’un hommage sont les bienvenus. 

 

C.P.

 

 

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