Création – Luc Arl, crée des pièces “sur mesure” qui prennent en compte de la personnalité des clients

    jeudi 4 février 2016

    Installé dans le quartier du commerce, Luc Arl dirige et crée des bijoux d’exception pour Chipie Or et Perles. Sa spécialité est de s’adapter aux diverses demandes et budgets de ses clients pour un bijou “sur-mesure”.  Il a effectué sa formation à l’École Boulle,
    à l’École du Louvre et il a travaillé au sein de maisons françaises prestigieuses.

    Comment peut-on présenter votre bijouterie, Chipie Or et Perles ?
    La bijouterie a été créée dans le quartier du commerce dans les années 1960 par la famille Chechillot. Le père de mon épouse l’a reprise en 2004 et m’a embauché à ses côtés. C’est en 2012 que j’en ai pris la direction à mon tour. J’ai envie de dire que cette boutique est une institution à Tahiti, créée par des gens amoureux du bijou… et je m’inscris dans cette optique.

    Comment peut-on définir votre travail ? Avez-vous une spécialité ?
    Nous faisons principalement du sur-mesure. Nos clients viennent avec une idée et nous nous attachons à réaliser le bijou de leur choix, à concrétiser ce qu’ils ont en tête.

    Vous travaillez tous types de matériaux ?
    Oui, bien sûr. Nous travaillons autant les perles de Tahiti que les pierres précieuses, que ce soit sur or ou sur argent. Nous essayons vraiment de nous démarquer de nos concurrents en proposant un service personnalisé du bijou. Mais nous avons évidemment une gamme en vitrine qui propose un large choix.

    Si l’on souhaite un bijou sur mesure, s’agit-il de venir avec une idée précise ?
    Nous nous adaptons à tous types de demandes. Certains savent précisément ce qu’ils veulent, d’autres sont plus indécis. Pour ces derniers, nous mettons à disposition nos conseils et notre expérience pour coller au plus près de leurs attentes. Nous faisons différentes propositions et nous leur laissons le choix final. Outre l’aspect technique, nous prenons vraiment en compte les personnalités de chacun ou encore les occasions lors desquelles sera porté le bijou. Nos bijoux ont ainsi un supplément d’âme… Nous nous adressons à tous, hommes comme femmes, des plus jeunes (bébé) aux plus âgés. On nous a même demandé de faire des bijoux pour les animaux, comme des petites médailles en or offertes à Noël.

    Bijoutier de formation, vous êtes aussi un artiste créateur ?
    Oui car je fabrique des pièces uniques selon les désirs de mes clients.

    Quels sont les coûts de vos créations ?
    Évidemment que le bijou personnalisé sera plus cher que le bijou d’une gamme classique. Mais nous essayons vraiment de nous adapter à toutes les bourses et souvent nous prenons une grosse partie du travail à notre charge pour ne pas alourdir les frais. Nous ne comptons pas nos heures… pour le plaisir d’un bijou et du client.

    Quels sont vos délais ?
    Ils sont relativement variables, selon ma charge de travail et les impératifs de mes clients. Puis cela dépend évidemment du travail de précision sur l’objet.

    Travaillez-vous uniquement sur le marché local ?
    Ma clientèle est en effet essentiellement polynésienne, mais j’ai aussi quelques clients étrangers qui profitent de leur séjour pour me commander des pièces. Le bouche à oreille fonctionne bien à l’international (rires), et j’ai des commandes via internet. Pour l’anecdote, j’ai créé une bague pour un américain qui est venu faire sa demande en mariage ici sur le territoire.

    Quel est votre parcours ?
    Je ne suis pas issu d’une lignée de bijoutiers. Mais alors que je me promenais dans mon quartier, j’ai découvert une bijouterie, et j’ai pu observer le travail du bijoutier. J’ai rapidement accroché, je le voyais créer des objets magnifiques avec des petits morceaux de rien du tout. Comme j’étais un peu bricoleur, j’ai trouvé incroyable que l’on puisse fabriquer des objets que l’on avait en tête de ses propres mains. J’ai commencé des études en micromécanique, puis j’ai eu la chance d’être reçu sur concours à l’École Boulle, une école de renommée mondiale, où j’ai beaucoup appris dans le domaine des métiers d’arts.

    Quel était l’objet de cette formation ?
    J’y ai appris la monture en bronze, c’est-à-dire tout ce qui est le travail du métal sur les meubles antiques. Au bout de trois ans, j’obtiens mon CAP de monteur en bronze. J’intègre par la suite l’École du Louvre sur concours pour apprendre la joaillerie pendant cinq ans, et j’obtiens un Brevet des métiers d’arts. En parallèle, je me suis également formé sur le terrain en travaillant dans une bijouterie sur des créations et des réparations. Je me souviens avoir réalisé mes premiers bijoux chez moi, avec une gazinière car je n’avais pas encore de chalumeau (rires) !

    Vous avez passé des concours, avez-vous des titres ?
    Oui, j’en ai fait plusieurs ! J’ai eu notamment deux fois le premier prix Colbert, dont je suis assez fier, et le Tahitian Pearl Trophy en 2007. J’ai eu également la chance de faire de nombreux stages dans de grandes maisons de renoms situées place Vendôme. J’ai fait de très beaux bijoux pour des personnalités…

    À quel moment décidez-vous de vous installer à Tahiti ?
    Après avoir travaillé pendant de nombreuses années à Paris pour la place Vendôme, j’ai décidé de prendre quelques jours de vacances à Tahiti. Je suis finalement tombé amoureux du fenua, j’ai lâché ma vie de parisien et quitté mon poste de chef d’atelier pour m’installer sur le territoire. Dans un premier temps, j’ai sous-traité pour des bijoutiers locaux, notamment pour Michel Fouchard, jusqu’au moment où j’ai eu l’opportunité de reprendre avec mon épouse la boutique Chipie Or et Perles.

    Avez-vous des pièces phares ?
    J’en ai fait beaucoup… pour des gens très riches comme pour des plus humbles. Mais par exemple, j’ai dessiné un seau à champagne pour Krug pour un yacht de luxe sur le principe du culbuto (qui suit les mouvements du bateau). Il y en a eu que dix de produits pour la France, dans une mallette en édition limitée.

    Propos recueillis par Caroline Valentin

    Contacts : Facebook : Chipie Or et Perles / 40.53.38.38
    Quartier du commerce. Ouvert du lundi au samedi en journée continue de 8h à 17h. Parking offert chez Siou Lee
    Chipie Or et Perles fait parti de la Chambre syndicale des bijoutiers et joailliers de Polynésie française (CSBJ-PF)

     

    Un pendentif pour Teddy Riner

    Luc a récemment créé un bijou Chipie Or et Perles pour le célèbre judoka français Teddy Riner qui est venu en fin d’année au fenua. “On lui a fait un pendentif à sa mesure. Il a fallu s’adapter à sa stature (rires), titres et gabarit. On lui a proposé un pendentif avec une perle de 17 mm et des gravures marquisiennes qui sont réservées aux guerriers et combattants”.

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