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La crise humanitaire se poursuit à Manus

mercredi 8 novembre 2017

Un des réfugiés, l’Iranien Behrouz Boochani, avait saisi la Cour suprême de Papouasie Nouvelle-Guinée pour qu’elle ordonne  le rétablissement de l’eau, de l’électricité et des livraisons alimentaires. Mais la haute juridiction s’y est refusée. (© DR)

Un des réfugiés, l’Iranien Behrouz Boochani, avait saisi la Cour suprême de Papouasie Nouvelle-Guinée pour qu’elle ordonne
le rétablissement de l’eau, de l’électricité et des livraisons alimentaires. Mais la haute juridiction s’y est refusée. (© DR)

La justice papouasienne a refusé hier de réapprovisionner en eau, nourriture et électricité le camp de réfugiés qui avait été mis en place par l’Australie sur son sol, mais qui vient d’être fermé, et où 600 demandeurs d’asile se sont barricadés.

Le camp de l’île de Manus, dans le Pacifique Sud, ouvert par l’Australie pour détenir et traiter les dossiers de demandeurs d’asile, a été officiellement fermé mardi dernier, ayant été jugé anticonstitutionnel par la Cour suprême de Papouasie Nouvelle-Guinée.

Mais environ 600 hommes s’y sont barricadés alors même que l’eau et l’électricité ont été coupées et que les vivres s’y font de plus en plus rares.

Les migrants ont été priés de se rendre dans trois centres de “transition”. Mais ils disent craindre pour leur sécurité alors que certains habitants se montrent hostiles à leur endroit, selon leurs défenseurs.

Un des réfugiés, l’Iranien Behrouz Boochani, avait saisi la Cour suprême de Papouasie Nouvelle-Guinée pour qu’elle ordonne le rétablissement de l’eau, de l’électricité et des livraisons alimentaires. Mais la haute juridiction s’y est refusée.

Son président Salamo Injia a affirmé dans son arrêt qu’il n’y avait “aucune bonne raison justifiant que les migrants ne se rendent pas volontairement” dans les trois centres de transition.

Reconnaissant que certains de leurs droits constitutionnels ont peut-être été violés dans ces services, le juge ajoute que les migrants y ont contribué en refusant de quitter le centre.

L’avocat de Behrouz Boochani, Ben Lomai, a fait part de son intention de faire appel.

“Nous sommes habitués à ce que la cour aille à l’encontre de nos intérêts”, a-t-il dit.

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a affirmé de son côté que ce jugement “mettait des vies en péril”.

“Cette décision est une attaque abominable contre le droit à la vie”, a déclaré dans un communiqué Kate Schuetze, responsable d’Amnesty pour le Pacifique.

“Si les autorités n’agissent pas immédiatement, le risque est réel que la situation se détériore de façon catastrophique.”

Trois centres de “transition” ont été ouverts, mais d’après le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’un n’est pas prêt et les autres ne sont pas protégés par des barrières de sécurité.

Les tensions entre demandeurs d’asile et habitants se sont multipliées du fait de l’absence de consultation sur la localisation de ces centres, selon le HCR.

Plusieurs villes australiennes ont été ce week-end le théâtre de manifestations pour demander à Canberra d’accueillir les réfugiés sur le sol australien.

 

AFP

 

 

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