La croisière a le vent en poupe

    vendredi 31 mars 2017

    croisière

    Sous le tableau des pirogues ancestrales de la salle de presse de la présidence, la croisière continue… (© Christophe Cozette)


    Hier matin, à la présidence, les représentants du tourisme polynésien ont fait le bilan du 9e Salon international de la croisière auquel ils ont participé ce mois-ci, aux États-Unis. “L’objectif est d’augmenter le nombre de bateaux” dans nos eaux d’ici à 2020. Les arguments en faveur de la destination polynésienne ne manquaient pas,avec notamment la construction d’un terminal croisières par le Port autonome.

    Une 9e édition pleine de promesses. Hier matin, à la présidence, Nicole Bouteau, ministre du Tourisme et des Transports internationaux, a présenté le bilan de la présence du Pays au 9e Salon international de la croisière, qui s’est déroulé mi-mars sur la côte est des États-Unis, la tête de pont des croisières Caraïbes.

    Il s’agissait d’une première pour la ministre, qui était accompagnée de tous les acteurs – sur terre, mer et air – de la croisière en Polynésie, publics comme privés. Une opération dédiée à booster ce secteur qui représente 20 % des recettes du tourisme local, soit plus de 12,5 milliards de francs, et qui devrait être appuyée par les nouveaux outils aéroportuaires du Pays, afin de porter “ses fruits à l’horizon 2020”.

    “Twenty-twenty.” Maintes fois répétée, à Tahiti hier comme à Fort Lauderdale du 14 au 16 mars, la stratégie portée par la Polynésie, en termes de croisières, est fixée à 2020. “L’objectif est d’augmenter le nombre de bateaux”, a précisé Bud Gilroy, cheville ouvrière de la présence de la Polynésie à ce salon incontournable. En 2016, la Polynésie a accueilli 33 bateaux représentant 22 compagnies, des unités allant de 150 passagers à plus de 3 000.

    L’idéal dans ce secteur est que Tahiti devienne plus qu’une escale technique mais une tête de ligne, autrement dit que, sur une période plus ou moins longue, un navire effectue au départ de Papeete un circuit interîles ou archipels.

    “Nous n’avons pas d’annonces majeures à faire”, a précisé la ministre, sans omettre néanmoins de préciser que le MS Maasdam et ses 632 cabines, de la compagnie Holland America Line, se posera six mois en Polynésie en 2018 pour des croisières dans les îles de la Société, aux Tumaotu et peut-être aux Marquises.

    D’autres contacts, nombreux et fructueux selon la délégation, devraient porter leurs fruits dans les prochains mois. Selon nos informations, une compagnie de prestige devrait même s’installer durablement dans nos eaux, pour des croisières de luxe, sur de petites unités dédiées à une clientèle plus qu’aisée.

     

    Les trois prochains atouts polynésiens

     

    Quoi qu’il en soit, la présence de la Polynésie à ce plus ancien salon du marché de la croisière a du bon. “Toutes les compagnies sont venues à nous, sur notre stand”, ont précisé tous les interlocuteurs de cette délégation “soudée et efficace”, du port à l’aéroport, dont Michel Monvoisin, PDG d’Air Tahiti Nui, qui n’a pas manqué de préciser que les années précédentes, “on faisait les stands avec nos cartes de visite”.

    Et dans les cartons de la délégation, outre une brochure du GIE Tahiti Tourisme vantant, entre autres, les dix avantages du fenua – sécurité internationale, casinos à bord à quai, taxe portuaire unique, navigation variée et eaux limpides, etc. –, trois projets d’envergure pour ses interlocuteurs, tous opérationnels en 2020, d’où le “twenty-twenty”. Un objectif réalisable, sachant que toute décision d’une compagnie de croisière se fait sur deux ans.

    Les trois atouts sont l’arrivée des Boeing Dreamliners pour Air Tahiti Nui, pour qui “on a installé notre présence” (à ce salon), un hall et un parking tout neufs pour l’aéroport de Tahiti-Faa’a, qui se doit “d’être un facilitateur du traitement de ces passagers” selon sa représentante, et surtout un terminal croisières dans le port de Papeete, trois axes de séduisants développements pour les compagnies (qui représentent un marché total de 25 millions de voyageurs), opérationnels en 2020, donc.

    Mais les projets prévus pour le terminal croisières par le Port autonome semblent, après ces échanges fructueux, d’ores et déjà sous-évalués pour l’accueil simultané d’un navire de 2 000  places régulier et d’une ou deux autres unités plus petites (lire dans notre édition).

    En tout cas, que ce soit pour une capacité de 2 000 ou de 2 400 passagers simultanés, le Pays dit qu’il sera prêt. “Nous nous sommes engagés pour un rendez-vous début 2020.” “Twenty-twenty”, qu’on se le dise.

     

    Christophe Cozette

     

    Retrouvez l’intégralité de notre article dans notre édition du jour ou au feuilletage numérique avec :

    • L’interview de Georges Puchon, directeur du Port autonome : “Nous nous sommes engagés pour un rendez-vous début 2020 ”

     

     

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