Culture – Aa faatoro, aa faatato en représentation unique mercredi

    samedi 1 octobre 2016

    ori

    Ori i Tahiti lors du Heiva 2015. (Photo : archives LDT)

     

    Née il y a 5 ans, la troupe à Ori i Tahiti atteint d’ores et déjà les cimes de la spécialité. Vainqueur du Heiva i Tahiti en 2013 en catégorie Hura ava tau, la troupe tient ses racines dans l’école de danse A ‘ori mai. Après avoir appris les bases avec mamie Louise Kimitete, Vanina Ehu et Makau Foster, Terauri Piritua sème une nouvelle génération de danseurs en herbe au sein de son école en 2004.

     

    En 2010, la graine créative de celui que tout le monde appelle Terau trouve un nouveau terreau fertile au Hura tapairu qu’il remporte toujours sous le nom de A ‘ori mai. L’année suivante Ori i Tahiti sort de terre et, en 2012, la troupe participe à son premier Heiva et termine deuxième avant de l’emporter l’année suivant. La troupe n’a jamais cessé de grandir et c’est à deux nouvelles premières qu’elle se prépare depuis plusieurs mois.

    Une tournée aux États-Unis ce mois d’octobre, mais avant cela, et notamment pour le financer, un nouveau spectacle, qui ne sera présenté qu’une seule fois, mercredi sur la scène du grand théâtre de la Maison de la culture. Aa faatoro, aa faatoto, “les racines qui s’étirent, les racines qui s’étirent jusqu’à prendre la forme d’une graine”, traduit Terau, qui a pris beaucoup de plaisir à travailler avec Jacky Bryant, le vainqueur du meilleur auteur lors du dernier Heiva, avec Hitireva.

    C’est un thème qui essaie de répondre à deux questions existentielles : Qui suis-je et d’où je viens. L’auteur pense que la réponse se trouve dans les racines”, détaille le chef de troupe. “Aujourd’hui, on se pose encore la question. Je pense que c’est dans la terre que l’on va trouver la réponse.

    Quant à savoir ce que l’on y trouvera, Terau hésite un instant et répond : “On pourra trouver son identité. En remontant, on pourra savoir d’où l’on vient. L’auteur invite la jeunesse à tresser son identité dans le monde d’aujourd’hui.” Un thème “abstrait”, comme l’explique Terau, où il est question de “racines saccagées, découpées et arrachées”.

    La raison de ces sévices : “La modernité”, répond d’emblée le chef de Ori i Tahiti, qui se réjouit tout de même de ne plus subir les contraintes du Heiva pour présenter un spectacle moderne “dans l’air du temps”, rectifie Terau, sourire en coin.

     

    F.C.

     

        Retrouvez dans notre édition du Samedi 1er Octobre 2016 :   

    • Toutes les infos pratiques pour le spectacle du mercredi 5 octobre

     

     

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete