Culture – Les collégiens de Tipaerui s’éclatent à la bombe

    jeudi 6 octobre 2016

    bombe

    Le Rainbow Warrior de Seth avance bien, au centre Vaima. (Photo : DR)

     

    La 3e édition du festival international du graffiti bat son plein. Partout, les murs tristes de la capitale se métamorphosent en œuvre d’art, pour le plus grand plaisir des badauds. Kalouf et Marko93 ont initié, hier, les collégiens de Tipaerui à leur art.

     

    C’était absolument trop génial.” À l’instar de Deborah et Maley, une collégienne de Tipaerui a laissé parler son cœur, hier matin, après avoir eu le privilège d’avoir Kalouf et Marko93 comme professeurs de graffiti. “Une chance inouïe”, comme l’a dit à La Dépêche Maley, 13 ans, fan de dessins.

    Hier, dès 8 heures, l’envie de faire l’école buissonnière battait son plein, du côté du lycée Gauguin. Quelques classes privilégiées de collégiens ont eu le bonheur de partager les connaissances des deux artistes français, invités dans le cadre du Graffiti & Street Art Festival Ono’u, troisième du nom. Kalouf, barbe et lunettes, avait son team et Marko93, barbe et casquette, avait le sien.

    Les deux compères, aguerris à l’exercice du partage avec les jeunes générations, ont réalisé dans un temps qu’on peut qualifier de record, trois félins, situés sur le mur d’enceinte du collège. Il ne leur restait que les yeux fluorescents à déposer sur le regard de ces couguars pour terminer leur œuvre commune du plus bel effet. C’est à quelques mètres de ces gigantesques félins, que les deux maîtres de la bombe ont fait leur master-class, à l’abri du soleil, sous les abris de bus.

     

    Vitesse de croisière en ville

     

    Les contours, c’est en dernier”, “pour l’effet de lumière, toujours du même côté les lights”, “n’hésite pas à te baisser pour accompagner ton trait” : nombreux ont été les conseils promulgués par les deux métropolitains, aux jeunes émoustillés de tremper dans le bain. Les deux artistes ont pris leur temps pour expliquer et motiver les jeunes chanceux d’un jour, sous le regard parfois envieux, des autres collégiens, peu pressés de rentrer en cours.

    De nombreux jeunes handicapés, présents grâce à la Fraternité chrétienne, ont également eu le privilège de côtoyer les deux graffeurs, qui n’ont pas hésité pour certains, à leur faire un dessin ou pour d’autres, leur offrir des cartes postales dédicacées, avant de poser avec eux afin d’immortaliser ce moment en photo.

    Pendant ces moments de bonheur suspendus, les autres artistes sont passés en vitesse de croisière sur leurs murs respectifs, certains plus en avance que d’autres, se relayant à tour de rôle, pour peindre à l’intérieur du futur musée de street art de la rue Jeanne-d’Arc, qui sera inauguré samedi.

    En tout cas, Kalouf a bien raison : “J’aime échanger avec les gens dans la rue, on partage, on discute” a-t-il confié à La Dépêche. C’est aussi cela la magie du graff, pour les petits comme les plus grands.

     

    Christophe Cozette

     

        Retrouvez dans notre édition du Jeudi 6 Octobre 2016 :   

    • Interview : Kalouf – “J’aime échanger avec les gens dans la rue, on partage, on discute”
    • Témoignages : Maley et Deborah, 13 et 14 ans – “C’est quelque chose de vivant”

     

     

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