Culture – Inauguration ce soir du musée du “street art”

    samedi 8 octobre 2016

    street

    Heureux comme un tavana. Avec Jean Ozonder, Sarah Roopinia, les organisateurs et Okuda, l’espagnol. (Photo : Christophe Cozette)

     

    Les fresques extérieures de l’édition 2016 du festival Ono’u sont presque terminées. Le musée du “street art”, rue Jeanne d’Arc, sera fin prêt ce soir pour son inauguration. Demain, les artistes français et néo-zélandais iront embellir Raiatea, pour la première fois dans l’histoire du festival.

     

    Douze sur treize. Sur les sept lieux prévus pour cette édition 2016 du  festival Ono’u, où doivent être réalisées treize fresques, douze sont d’ores et déjà achevées. Leon Keer, arrivé mercredi à la gare maritime, et ses robots anamorphiques, sont, eux, dans la dernière ligne droite, à l’image du futur musée du “street art”, qui se tient désormais en lieu et place de l’ancien musée de la perle, rue Jeanne d’Arc.

    On a construit des murs. Le site était totalement à l’abandon”, explique Jean Ozonder, co-organisateur de Ono’u.Entièrement réhabilité sur fonds propres, le lieu, inauguré ce soir, a vocation à être un musée et rien qu’un musée. “Nous ne serons pas en concurrence avec les galeries”, précise Jean Ozonder. Chaque pan de mur de ce dédale de salles accueille l’un des artistes du festival. Dès l’entrée, le visiteur est plongé dans l’atmosphère du “street art”.

    Après avoir passé l’œuvre indoor de Nilko, un grand plan de Papeete présente les différentes fresques peintes entre 2014 et 2016, lors des trois éditions du festival. Puis, c’est un enchaînement de couleurs et de “non-couleurs”. Dans une salle plongée dans la lumière noire, un couguar, signé Marko93, perce la nuit au déclenchement d’un simple flash de téléphone portable. Tout simplement magique. Un peu plus loin, Bordalo II, l’auteur du surprenant poulpe en façade, a réalisé une œuvre en bouteilles d’eau recyclées.

    Le long du parcours, des fresques semblent se mouvoir sous les effets de projections vidéo et les effets maping. Le visiteur est invité à participer au processus de création, en appuyant sur une bombe de peinture dont il fait jaillir… une projection lumineuse. À quelques pas de là, la signature de Mats l’américain se fait arc-en-ciel. Ce musée hors normes est une chance pour la population et pour les touristes désireux de découvrir la Polynésie au-delà de son image de carte postale.

    Après l’inauguration prévue ce soir, le musée sera fermé quelques jours, le temps du déplacement des artistes à Raiatea, à partir de dimanche. Il sera officiellement ouvert au public (scolaires, adultes et touristes), le 25 octobre. Selon Jean Ozonder, “le tarif d’entrée sera celui des musées publics d’ici, à savoir 700 F environ”.

     

    Le maire  “bluffé”

     

    Si la vocation du lieu est de faire découvrir les techniques de “street art” les plus avancées, il sera aussi “le siège d’Ono’u, avec de vrais bureaux”. “Mais ce sera surtout un pont avec des espaces similaires qui existent dans des villes comme Paris ou Berlin, avec lesquelles nous voulons créer des connexions et mettre en place des échanges d’artistes”, poursuit Jean Ozonder.
    Vers la mi-novembre, des tours guidés de la ville devraient être mis en place, notamment pour les touristes, afin de leur faire découvrir les nombreuses œuvres outdoor, siglées Ono’u.

    Le maire de Papeete, Michel Buillard, avoué être “bluffé” par le résultat. Accompagné notamment de son directeur général des services, il a fait le tour de sa ville pour y découvrir les fresques de l’édition 2016. Il a également tenu à féliciter les organisateurs pour le travail accompli. “C’est extraordinaire”, les a-t-il complimentés, les yeux rivés sur l’aigle d’Okuda, tout en reconnaissant apprécier la fresque de Seth sur le Raimbow warrior, située à quelques pas de là. “Le symbole est fort, nous sommes autonomes et la liberté d’expression existe dans ce pays”, a-t-il ajouté.

    De la beauté ” “de la joie”, “de la gaîté”. Quatre jeunes filles d’une classe de Taravao en visite  ne manquaient pas de termes élogieux pour décrire ce que leur inspiraient les oeuvres de la rue Jeanne d’Arc (lire réactions). Le pari semble donc gagné pour Ono’u, qui émerveille ses visiteurs, quels que soient leur âge et leur statut.

     

    Christophe Cozette

     

        Retrouvez dans notre édition du Samedi 8 Octobre 2016 :   

    • Interviews : Tarah, 18 ans, Poeiti, 18 ans, Vaitiare, 20 ans et Marao, 20 ans – “Il faut de la chance, du talent et du temps, pour pouvoir faire cela”

     

     

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