Cyclones – Le plan communal de sauvegarde de Arue et son appli dernier cri

    jeudi 8 octobre 2015

     La commune de Arue a réactualisé son plan communal de sauvegarde, juste avant la communication de Météo France sur les risques cycloniques. Arue participera à l’exercice du 20 octobre organisé par le haut-commissariat.  La commune expérimentera à cette occasion l’application Firechat qui permet de communiquer même en l’absence de réseau.

    Après Papeete et Hitia’a o te Ra hier, La Dépêche est allée à la rencontre du conseiller délégué chargé de la sécurité de l’ordre public et des secours de la commune de Arue, Teva Desperiers, pour avoir connaissance du plan communal de sauvegarde (PCS) qui pourrait être activé si la menace cyclonique se précisait dans les semaines ou les mois à venir.

    Découpage en trois zones

    La commune de Arue, qui s’étend sur 5 km, serait en effet directement concernée par les conséquences du passage d’un cyclone à proximité de Tahiti, avec sa zone littorale mais aussi avec les cours d’eau qui la traversent et qui constituent des zones sensibles pour lesquelles le PCS est une pièce maîtresse concernant la protection des habitants et leur mise en sécurité le cas échéant. Dans le PCS, la commune de Arue a été découpée en trois zones distinctes auxquelles ont été rattachés les lieux de repli et d’hébergement de la population en cas d’évacuation. Ces zones regroupent donc trois risques, celui concernant le vent, la houle et les inondations dues au débordement des cours d’eau. En coopération avec le Pays, la commune a fait procéder au curage des rivières afin d’éviter que ne se produisent des débordements qui pourraient entraîner la destruction des ponts sur lesquels passe la route de ceinture, ou le dépôt d’arbres, de rochers ou de branches qui pourrait empêcher la circulation et le déplacement des véhicules de secours dans la phase de fin d’alerte.
    Un autre danger auquel est soumise la commune concerne le passage sur ces ouvrages d’art de la canalisation d’eau potable qui alimente les foyers, comme le confirme Teva Desperiers : “Notre grosse appréhension en cas de cyclone, et donc de fortes précipitations, concerne la canalisation d’eau potable qui suit le tracé de la route de ceinture. Si celle-ci venait à être arrachée après l’effondrement de la chaussée ou d’un pont, cela poserait évidemment de gros problèmes pour la commune. Nous avons donc contacté la Polynésienne des eaux pour voir comment nous pourrions continuer à approvisionner les foyers, notamment avec des transferts au niveau des différents réservoirs situés en hauteur.”

    PC de crise sur les hauteurs de Erima

    En ce qui concerne les mesures préventives, Teva Desperiers précise que les services communaux se sont déplacés dans les quartiers pour demander aux habitants de procéder à l’élagage des arbres qui “apparemment a été suivi d’effets puisque le volume des déchets verts a très sensiblement augmenté depuis nos mises en garde et celles relayées par la presse et les télévisions”.
    En cas de pré-alerte cyclonique, le PC de crise, qui se situe sur les hauteurs de Erima, est activé, comme le précise Teva Desperiers : “Nous avons spécialement aménagé un PC de crise en face de l’école de Erima qui dispose de tout le matériel de communication. Celui-ci peut fonctionner de manière autonome, même en cas de coupure générale de courant. L’action sur le terrain sera donc pilotée depuis ce PC par les responsables chargés de l’activer. En parallèle, nous maintenons un agent au niveau du local des muto’i afin qu’il transmette au PC de crise toutes informations en provenance des caméras de vidéosurveillance. Celles-ci nous renseignent en instantané sur la situation des quartiers et nous permettent, lors de la phase de fin d’alerte, de dépêcher immédiatement les moyens de secours et d’interventions sur les zones les plus touchées.”
    Toujours dans la perspective d’être parfaitement préparée à un risque cyclonique, la commune de Arue participera à l’exercice cyclonique du haut-commissariat prévu le 20 octobre : “Cet exercice nous permettra de vérifier la pertinence de nos procédures, de les valider ou les modifier le cas échéant.”

    Pascal Martin

    Brochure d’information disponible sur Internet

    La communication à l’usage des habitants de la commune n’est pas oubliée, puisque cette dernière a décidé d’éditer une brochure à environ 3 000 exemplaires qui sera distribuée dans les foyers vers le 15 octobre. Celle-ci sera également reprise dans le journal communal qui devrait être disponible vers le 12 octobre, sans oublier le compte Facebook de la commune “Arue, une ville où il fait bon vivre” et le site Internet www.arue.pf.
    Les habitants en situation vulnérable (nécessité de pouvoir disposer de sources électriques pour alimenter des appareillages médicaux) font l’objet de dispositions particulières, comme le confirme Teva Desperiers : “Ces personnes sont prises en charge et sont dirigées vers un lieu de repli autonome en électricité qui leur permet de pouvoir maintenir en fonctionnement leur appareillage médical.”

    Firechat, un moyen de communication en cas de destruction du réseau

    En plus des moyens traditionnels de communication, qui sont doublés pour pallier toute déficience de l’un des systèmes de communication, la commune de Arue, sous l’impulsion de son maire, Philip Schyle, a décidé de tester un moyen de communication particulièrement adapté aux situations de crise. L’application Firechat permet en effet de communiquer même en cas de destruction du réseau. Chaque téléphone mobile Android, ou à l’enseigne de la pomme, devient un relais Bluetooth et permet de transmettre l’information à un destinataire donné, ou à tous les possesseurs de l’application, à condition qu’ils soient situés à une distance de moins de 60 mètres entre eux. La validation de ce moyen de communication lors de l’exercice du 20 octobre permettra à la commune de se placer ainsi à la tête de l’innovation en matière de communication en situation contrainte et pourrait être éventuellement étendue aux autres communes.

    ldpdt 2015-10-12 09:40:00
    Si un puissance cyclone détruisait les radars pédagogiques et cameras, cela permettrait enfin de décider le territoire et M. le Maire de Arue d'installer de vrais et faux radars comme en France, car actuellement tout ce matériel honéreux ne semble pas efficace en matière de circulation car les bolides à échappement bruyants -autos, motos-(toujours les mêmes) roulent toujours aussi vites entre le rond-point ex Radison et vallée Tefaaroa. Au contraire il semblerait que ces radars pédagogiques leur permettent de faire ou battre des records personnels de vitesse
    lebororo 2015-10-08 14:30:00
    Faudrait construire des caves bien scellées...
        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete