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Cyril Le Gayic soupçonné notamment d’avoir “normalisé un système de corruption”

jeudi 18 janvier 2018

RAVEL LEGAYIC

Bill Ravel et Cyril Le Gayic devront s’expliquer dans quelque temps à la barre du tribunal correctionnel, dans le cadre d’une affaire de corruption présumée. (© archives LDT)

Le juge d’instruction en charge de l’affaire “Ravel-Le Gayic”, Thierry Fragnoli, a rendu, hier, son ordonnance de renvoi, au terme de neuf ans d’enquête concernant ce dossier. Une information révélée hier par nos confrères de TNTV.

Bill Ravel et quatre de ses salariés, dont Gaston Tetuanui, auront à s’expliquer, dans les mois qui viennent, au tribunal. C’est aussi le cas de Cyril Le Gayic. Comme l’indiquent nos confrères, le syndicaliste et leader de l’organisation syndicale CSIP est accusé d’avoir empoché 13,3 millions de francs de l’homme d’affaires, entre mars 2008 et janvier 2012, en échange, selon les propos de Gaston Tetuanui, à l’époque de sa garde à vue, de “l’interruption du mouvement de grève de certains employés portuaires qui bloquaient les liaisons du navire Maohi”, navire de Bill Ravel transportant des hydrocarbures.

Dans son ordonnance, que nos confrères de TNTV ont pu parcourir, le juge d’instruction estime que le syndicaliste a “normalisé un système de corruption sous la menace de fomenter des mouvements sociaux, prenant ainsi en otage toute une activité économique vitale” pour la Polynésie.

Cyril Le Gayic, qui avait été placé en détention provisoire en octobre 2012 jusque fin janvier et mis en examen dans le cadre de ce dossier, devra donc s’expliquer, dans quelque temps, à la barre du tribunal correctionnel, pour chef de corruption passive. Bill Ravel et quatre de ses salariés pour corruption active.

 

Suspecté d’avoir aussi détourné des fonds de la CSIP

 

Et ce n’est pas tout. Le leader syndicaliste est aussi “suspecté de détournement de fonds au préjudice de son propre syndicat”, indique TNTV.

Entre 2007 et 2011, il aurait encaissé sur son compte personnel des chèques émanant de particuliers ou de sociétés, versés à la CSIP, et pourrait avoir utilisé le chéquier de son syndicat pour effectuer des dépenses personnelles ou le paiement de l’assurance du véhicule de sa fille.

Selon le juge d’instruction, indiquent nos confrères, “il existe des éléments à charge permettant de penser que (…) sous couvert de fonctions éminemment respectables, (il) a abusé de ses fonctions à son profit personnel sans que cela ne paraisse d’ailleurs faire naître chez lui un quelconque sentiment de regret”.

Louis Wane, qui était inquiété dans le dossier pour avoir prêté de l’argent au syndicaliste, a en revanche été mis hors de cause.

Un dossier qui comporte d’autres points désormais disjoints, indique TNTV, pour lesquels des investigations doivent être poursuivies “sur les faits ayant donné lieu à d’autres versements en espèces à des fonctionnaires, ou hommes politiques, pour leurs interventions au soutien d’opérations intéressant la société (d’hydrocarbures de Bill Ravel, NDLR), et notamment relatif à la convention de la concession passée” entre cette société et le Pays.

Des “faits reprochés notamment”, selon nos confrères, à Gaston Tetuanui, Bill Ravel, Jean-Christophe Bouissou ou encore à l’ex-ministre James Salmon.

Pour rappel, toute personne suspectée d’avoir commis une infraction, ou poursuivie, est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés, tant qu’elle n’a pas été déclarée coupable par le tribunal compétent pour la juger.

Y.R.

 

 

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