Le Dauphin et le Maroa au secours de l’Aranui 5

    mercredi 10 août 2016

    Organisation d’un exercice en haute mer

     

     

    Une panne moteur à bord de l’Aranui 5, voilà le scénario catastrophe proposé hier au paquebot mixte, dans le cadre d’un exercice de secours maritime d’envergure.

    Organisé par le centre de coordination de sauvetage maritime en Polynésie française (MRCC) et le haut-commissariat, cet exercice s’inscrit dans le cadre du plan Organisation de la réponse de sécurité civile (Orsec) maritime, un plan de secours en mer qui vise à faire face aux conséquences d’un événement grave susceptible de compromettre la sécurité des personnes et à veiller à la protection des biens et de l’environnement.

    Si l’exercice s’est bien passé, il a mobilisé les personnels de l’État et du Pays, ainsi que l’hélicoptère Dauphin et le remorqueur de la marine nationale Maroa.

    Après sept heures en mer, tout le monde est rentré à bon port. Qu’on se rassure cependant, une panne moteur a peu de chance d’arriver sur l’Aranui 5, puisque le paquebot a été construit avec des hauts standards de sécurité : moteur et équipement machine ont tous été doublés.

    Samedi, l’Aranui 5 reprendra le large vers les Marquises, mais cette fois, pour de vrai et, espérons-le, sans entrave. Retour sur la chronologie de l’exercice.

     

    É.P.

     

    • Hier, 8 heures du matin : L’Aranui 5 prend le large, direction les Marquises. À son bord, 48 membres d’équipage maritime, une équipe de nettoyage, quelques passagers et le jeune commandant Faraire Faarora. Une heure plus tard, à deux kilomètres au nord des côtes tahitiennes, une panne moteur se déclare. Le bateau part à la dérive. Le capitaine du bateau décide de contacter le MRCC pour demander assistance. Dans le même temps, il demande à son équipage de hisser au mât des signaux indiquant qu’il n’est “plus maître de la manœuvre”. Il s’agit de deux boules noires ressemblant à des paniers de crabes, mais qui sont en réalité des radars.

    (Photo : Élénore Pelletier)

    (Photo : Élénore Pelletier)

     

     

    • 9 heures : Via canal radio, le MRCC interroge le commandant de bord sur la vitesse du bateau à la dérive, sa position, les conditions météo et la nature de la panne. Puis, à partir des informations obtenues, il décide d’envoyer une équipe d’évaluation sur les lieux, via l’hélicoptère Dauphin. Parallèlement, il demande à ce que le remorqueur côtier Maroa de la marine nationale soit appareillé pour pouvoir intervenir sur les lieux de la panne.

      À 10 h 30, le Dauphin arrive sur place. Mais les conditions météo sont mauvaises, il y a beaucoup de vent et l’hélicoptère a du mal à maintenir le cap au-dessus de la piste d’hélitreuillage du navire. De plus, les antennes du bateau le gênent dans ses manœuvres. Après plusieurs essais infructueux, il décide finalement d’hélitreuiller les deux experts à son bord sur la plage avant du navire, plus adaptée. L’opération réussit.

    (Photo : Élénore Pelletier)

    (Photo : Élénore Pelletier)

     

     

    • 11 heures : À bord, les deux experts de la marine nationale évaluent la situation avec l’aide des techniciens et du commandant de bord. Leur verdict est sans appel : l’Aranui 5 doit être remorqué. Mais au vu des conditions météorologiques et de l’importante houle qui avoisine les deux mètres, la marine nationale demande au navire de quitter sa position pour rejoindre une zone d’accalmie plus au sud, vers le chenal de Tahiti. En condition réelle, le remorquage aurait été possible, mais s’agissant d’un exercice, il est décidé de ne pas prendre de risque inutile et de ne pas mettre en danger le personnel et le matériel, au cours de la manœuvre.

    (Photo : Élénore Pelletier)

    (Photo : Élénore Pelletier)

     

     

    • 12 heures : Une équipe d’intervention de la base navale constituée de trois personnes est déployée en renfort à bord du navire, grâce au Dauphin. Le remorqueur côtier Maroa arrive également sur les lieux, prêt à intervenir. Mais un marin de l’équipage se blesse à la jambe au cours de la mise en place des apparaux de remorquage sur la plage avant du navire. Le médecin de bord évalue son état et demande une assistance médicale au MRCC. L’homme est évacué de la plage avant sur le côté du navire par les cuisiniers qui s’improvisent brancardiers.

    (Photo : Élénore Pelletier)

    (Photo : Élénore Pelletier)

     

     

    • 12 h 15 : En attendant l’intervention du Samu, le remorqueur Maroa se prépare à envoyer son câble de remorquage, via son fusil lance-amarres. L’opération consiste à tirer un bout à l’extrémité duquel est accroché un cordage relié au câble. Celui-ci est tiré à la main par les matelots avant d’être accroché à un point d’ancrage du navire.

    (Photo : Élénore Pelletier)

    (Photo : Élénore Pelletier)

     

     

    • 13 h 30 : Une dernière rotation du Dauphin est organisée avec la projection à bord d’une équipe médicale du Samu de la Polynésie pour prendre en charge le blessé et l’évacuer vers l’hôpital de Taaone. Le navire est, quant à lui, tracté par le remorqueur Maroa, sur quelques centaines de mètres en direction de Papeete. L’exercice prend fin.

    (Photo : Élénore Pelletier)

    (Photo : Élénore Pelletier)

     

     

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