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De la médiation à l’allocation pour famille monoparentale

mardi 21 février 2017

allocation foyer éducateur

Des mesures sont prises et menées pour que la famille polynésienne retrouve toute sa place au sein de la société et qu’elle se réapproprie son rôle premier d’éducateur et d’accompagnateur. (© archives LDT)

Le comité de suivi et de mise en œuvre du plan d’action de la famille compte mettre en place de nouvelles opérations dès le mois prochain. Sur les 130 actions validées par le comité de pilotage (Copil) de la conférence de la famille polynésienne en avril 2016, après trois mois de travaux, une quinzaine d’entre elles ont déjà été lancées.

 

Conditionner l’allocation post-natale

 

Il s’agissait, selon Tumata Helme, conseillère technique en charge des solidarités et de la famille, d’actions déjà pensées et amorcées mais confortées par le Copil comme la création de maisons de l’enfance, dont la dernière a été ouverte en septembre dernier ou l’enseignement des valeurs familiales aux plus jeunes avec la mallette pédagogique lancée par la délégation à la famille et à la condition féminine (DFCF) en mars dernier ou encore la création d’une quatrième équipe de visiteurs à domicile pour s’occuper des personnes ayant des troubles psychiatriques, qui a été mise en place en décembre dernier.

Dans les actions à venir, il est aussi question de conditionner le versement de l’allocation post-natale à la visite du 2e mois après l’accouchement.

“Aujourd’hui, cette allocation est versée après la déclaration de naissance. Le souci, c’est que beaucoup de femmes ne font pas de suivi après l’accouchement et n’ont donc pas la surveillance nécessaire au retour de couche. Beaucoup d’entre elles déclarent une nouvelle grossesse juste après l’accouchement. Donc le conditionnement de cette allocation nous permettrait d’éviter des grossesses non désirées, d’éviter des IVG (interruptions volontaires de grossesse, NDLR) et de faire un bon suivi de ces femmes après la grossesse”, précise Tumata Helme.

Une autre action en cours consiste à mettre en place une allocation pour famille monoparentale sous conditions de ressources.

Une mesure difficile à instaurer selon la conseillère technique. “Cette mesure a un impact budgétaire immense puisqu’en Polynésie il y a 20 000 enfants qui vivent avec un seul parent. En réalisant des simulations pour savoir combien cela coûterait, cela représente près de 2 milliards de dépenses.”

D’autres mesures majeures, et moins coûteuses, sont cependant en train d’être menées comme la réglementation et la formation en urgence des familles d’accueil thérapeutique, la révision de la réglementation des crèches et garderies ou la mise en œuvre des stages de responsabilité parentale pour lesquels il est prévu une réunion avec le parquet général afin que soit appliquée la réglementation concernant le délaissement des mineurs et l’obligation alimentaire.

Jennifer Rofes

 

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